Romain (Iron Dubz) : « Lors de la Dub Academy du Ja’sound, je n’ai pas compris ce qu’il se passait! »

DUB INTERVIEW! De passage à Paris début juillet au Glazart pour la Launch Party de l’Outlook Festival, Romain de Iron Dubz nous a accordé une interview cent pour cent dub! L’occasion de nous raconter son début de carrière en tant que dub maker et producteur et de nous en dire plus sur bonne santé de la scène genevoise qui gravite autour d’OBF sound system! On le retrouvera d’ailleurs au Glazart le 27 septembre pour la Paris Dub Session #2, avec Brother Culture, Mahom Dub et le Boom Boom Collective. Save the date

Romain et Aline (Iron Dubz) commencent à faire parler d'eux sur la scène de Genève et au-delà!

Romain et Aline (Iron Dubz) commencent à faire parler d’eux sur la scène de Genève et au-delà!


Musical Echoes :
Salut Romain, tu n’as que 25 ans, quelle est ta première dub experience?

Romain : Yes! Tout est parti du Ja’ Sound (festival reggae de Bagnols-sur-Cèze avant l’arrivée du Garance en 2010) à l’été 2006. Lors de la soirée dub (la Dub Academy avec Iration Steppas, Jah Tubby’s et Channel One NDLR), je n’ai pas compris ce qu’il s’est passé! A cette époque là, je ne connaissais pas le dub et je ne saurais pas dire si j’ai aimé ou pas sur le coup mais c’était un vrai choc! En rentrant chez moi j’ai commencé à m’intéresser à la musique dub. J’ai fait les soirées Dubquake d’OBF car je vivais à dix minutes de là, à Saint-Julien-en-Genevois. Et puis il y avait aussi un club sound system très actif pas loin, le Corner 25 où j’ai fait pas mal de soirées dub…

M.E. : Quand as-tu formé Iron Dubz?

R. : J’ai commencé à collectionner les disques puis à produire à partir de 2010. En 2011, j’ai rencontré Aline (Sis I-Leen) et on a alors décidé de bosser ensemble. A la fin cette année-là, on a formé Iron Dubz!

M.E. : Pourquoi t’es-tu tourné vers la composition et la production plutôt que vers le sound system?

R. : Quand j’allais en soirée, on passait surtout beaucoup de vinyles, souvent les mêmes… Moi je voulais entendre plus des exclus! Ce que j’aime, c’est créer mes riddims sur ordinateur, composer et mixer pour toujours avoir de nouveaux sons. Je suis ingénieur du son, c’est pour ça que j’ai voulais monter mon propre studio. Monter un sound system, j’y ai bien sûr pensé! Mais j’étais tout seul et je me suis vite rendu compte  que seul, ça allait être compliqué. Avec toutes les boxes à monter, les préamplis… C’est aussi pour ça que je me suis consacré au studio!

« Aller en soirée dub à Genève, c’est presque devenu une mode! »

M.E. : Pourquoi la scène de Genève est-elle si dynamique à ton avis?

R. : Je pense qu’il y a plus de lieux dédiés au reggae et au dub que dans une ville française de même taille. C’est plus facile de monter des trucs ici, les gens ont moins peur. Et puis on a beaucoup de crews ici : OBF bien sûr mais aussi, Natural Stepper (NS KROO), Ubik FamilyAddis Record (un gros label et shop de reggae NDLR) est très actif aussi… Tout ça éduque le public qui vient en partie de régions françaises limitrophes! C’est facile pour les Français d’aller en soirée dub à Genève et c’est presque devenu une mode!

M.E. : Quelles sont tes influences en matière de dub? DownloadedFile

R. : Les plus grosses viennent d’Angleterre : Iration Steppas, Jah Tubby’s ou King Earthquake qui m’a retourné le cerveau en live et ça m’a donné envie de gratter le truc. J’adore le stepper anglais pur et dure, bien violent! Il y a aussi bien sûr la famille OBF et Stand High Patrol. Mais j’ai aussi des sélections plus axées roots et surtout digital inspirés des années 80, de King Tubby  ou Jammy’s!

M.E. : A part Sis I-Leen avec quels chanteurs ou MCs travailles-tu?

R. : J’aime bien bosser avec des chanteurs jamaïcains des années 80 plus ou moins oubliés comme Kojo Neatness qui a fait le tune « Man a kill man » ou Lilly Melody (aussi connu sous le nom d’Isiah Mentor NDLR). Sinon j’ai fait des duplates avec Shanti D et d’autres artistes européens…

M.E. : En live, que passes-tu?

R. : On essaie de s’adapter au public et au reste du line-up mais on joue 95% de nos propres productions ainsi que des trucs de potes comme ceux de Rico (OBF), Mad Codiouf (jeune producteur belge, un des anciens boxmen d’OBF NDLR) ou Jim (Pupajim de Stand High)… On sort tellement de trucs qu’on a forcément envie de les jouer en session!

M.E. : Quelle est ton actualité pour les mois à venir?

R. : Je prépare une sortie stepper pour fin septembre sur notre label en 10′ qui s’appellera « Tales of Dub Chapter One ». J’ai aussi un projet avec Rash Kush sur le label Black Redemption et une release axée digital pour la fin de cette année avec les chanteurs Lilly Melody et Purpleman sur notre label. Sinon j’ai déjà des dates calées à Melbourne (Australie) et en Nouvelle-Zélande pour début 2015…

Recueilli par Emmanuel « Blender ».

Ecoutez une mixtape d’Iron Dubz mixée pour Stand High Patrol ici :

Plus de sons d’Iron Dubz sur son profil soundcloud ici : https://soundcloud.com/iron-dubz

Découvrez le site d’Iron Dubz ici : http://www.irondubz.com/

Plus d’infos sur la Paris Dub Session #2 du 27 septembre ici : https://www.facebook.com/events/539019482898072/?source=1