Fabasstone (High Tone) : « Notre musique est hybride, elle traverse les années et les styles »

DUB INTERVIEW! High Tone, tout le monde connaît ou presque. C’est la base du dub live à la française depuis la fin des années 90. En pleine reprise de leur tournée pour Ekphrön, les Lyonnais sillonnent actuellement les routes de France. Hier (jeudi 9 ocotbre) au Bataclan  de Paris pour un show épatant et encore modifé, c’est lors d’une récente date à Vitry-le-François (51) que Nico et Alex en ont profité pour discuter avec Fabrice Oresta aka Fabasstone, le bassiste du groupe. Résultat, une interview fleuve où le musicien nous parle de la tournée en cours, de la parenthèse Dub Invaders, de la scène dub française, de l’évolution de la musique live et de leur dernier disque qui en a déconcerté plus d’un… 

Fabasstone en action, lors de la tournée Dub Invaders, le 22 février 2013, au Transbordeur de Lyon. Crédit photo : François Paren.

Fabasstone en action, lors de la tournée Dub Invaders, le 22 février 2013, au Transbordeur de Lyon. Crédit photo : François Paren.


Musical Echoes :
Tout d’abord, bravo pour ce live…

Fabbastone : Ouais c’est vrai, c’était un beau concert ce soir!

M.E. : Ouais c’est vrai qu’il n’y avait pas grand monde mais…

F. : Mais les gens avaient de l’énergie et c’était bien quoi!

M.E. : Première remarque : on vous avait déjà vu en concert à Sedan sur cette même tournée, là le set était encore différent. Vous ne faites jamais le même concert?

F. : On essaie déjà de ne pas jouer trop de vieux morceaux, à chaque fois qu’on fait des disques on fait un maximum de nouveaux morceaux, après on ne peut pas non plus changer chaque morceau par concert. On fait des concerts sur des périodes et puis on change…  Là c’est la nouvelle tournée d’automne, on a quand même beaucoup rallongé le concert, parce qu’avant on était en festival, donc sur des formats d’une heure et quart, et quand on va en salle, les gens en veulent plus, et nous aussi!

M.E. : C’est cool de voir que vous développez la même énergie pour deux ou trois cent personnes ou pour beaucoup plus comme en festival. A chaque fois c’est un vrai plaisir parce qu’on voit que vous vous donnez vraiment pour le public…

F. : C’est pas forcément le nombre de personnes qui fera la qualité de la prestation pour nous parce qu’il y a plein d’autres paramètres, comme le son sur scène, la fatigue…

« Jouer en sound system avec Dub Invaders, c’est un peu une vengeance niveau son! »

M.E. : Et du coup tu penses quoi de l’Orange Bleue (salle de concert à Vitry-le-François dans la Marne) au niveau de l’acoustique… ?

F. : Il y a vraiment un super son dans cette salle, on n’avait pas notre sonorisateur mais là c’est le sonorisateur de Brain Damage, qui vient remplacer de temps en temps le nôtre et il était super content… Quand on faisait les balances cet après-midi, on l’a tout de suite senti décontracté, ça sonnait bien… Après c’est toujours le drame du musicien que de jouer de l’autre côté de la sono, d’avoir que les retours et d’être dans une autre image sonore que celle que les gens perçoivent. Il y a une sorte de frustration, tu pourras jamais entendre exactement ce que ça donne en façade… C’est comme un « fantasme » de musicien, qu’on a réalisé un peu avec le projet Dub Invaders, on faisait les lives de chacun, on jouait au milieu de la salle, en plein milieu du public, en fait avec la sono en face, en plus des sonos qu’on aime, de dub, celles d’ OBF, de Dub Addict ou d’autres… Et et ça c’est un peu une vengeance niveau son!

Le premier volet du projet Dub Invaders, sorti en 2010.

Le premier volet du projet Dub Invaders, sorti en 2009.

M.E. : Sur les différentes sonos dub, tu nous as dit que vous aviez pas mal tourné avec Dub addict et OBF, du coup la sono de Blackboard Jungle, vous la trouvez comment?

F. :  Le sound de Blackboard c’est Dom le batteur et DJ Twelve qui ont joué dessus, il me semble à Dour (festival estival en Belgique NDLR) donc il n’y a qu’eux qui pourraient te dire vraiment ce que ça donne ! Après moi, je les ai vu une fois… bon ça fait quand même partie des gros gros sound systems , en France, après, ils en fabriquent aussi pour les autres, grâce aux festivals de reggae qu’ils font l’été, tout ça, ils ont pu investir…  Nous on reste beaucoup plus proche d’OBF parce que le hasard a fait qu’on s’est croisé plusieurs fois, qu’ils nous ont invité dans leur restaurant/bar. Du coup on les a invités naturellement, on a fait une tournée Dub Invaders avec eux, mais on a commencé d’abord avec Dub Addict, parce qu’ils sont de Lyon, c’est une partie des Kaly, donc ce sont des gens qu’on connait depuis qu’on a 18/20 ans, on fait des trucs ensemble, on en a presque 40 maintenant donc… On fait d’abord avec eux, puis quand ce n’est pas assez gros, qu’il y a des salles qui demandent plus de son, on demande à OBF.
Mais après, on a fait plein d’autres sons, à Bordeaux avec le sound local, on a fait avec Dawa Hi-Fi deux fois, enfin les gens dans les villes qui ont des sonos et qu’on rencontre ! Au début le principe c’était d’amener la sono, mais des fois, il y a ce qu’il faut sur place en plus ça nous permet de rencontrer les gens sur place, les acteurs locaux… Voilà pour l’aparté Dub Invaders, le projet alternatif d’High Tone!

M.E. : Justement, on voulait revenir sur cet espèce de fracture entre Dub invaders et High tone, parce qu’au final, on retrouve les mêmes personnes derrière les tracks…

F. : Ouais au final, c’était juste l’envie que chacun s’exprime en solo. Quand on fait des concerts comme en festival, c’est une heure et quart, en salle, une heure et demi, bon là pour le coup en sound system, chacun peut faire un live d’une heure, on est six, parce que notre vidéaste, Led Piperz, fait aussi du son, on peut faire six heures!

« Sur Ekphrön, il n’y a pas de dub! »

M.E. : Justement, où peut-on trouver ces sons?

F. : On a nos profils soundcloud respectifs, vous pouvez aussi aller sur le site de Dub Invaders.

M.E. : On voulait vraiment revenir là-dessus, parce qu’en fait, ce qui nous a marqué sur l’album Ekphrön, c’est que, arrête-nous si on se trompe, on a l’impression que vous êtes partis sur un dub, beaucoup plus…

F. : Je peux t’arrêter tout de suite, en fait sur cet album, il n’y a pas de dub… Pas de morceaux de reggae du tout.

M.E. : Ce qu’on entend par dub, c’est plutôt dub à la française, donc électro qui est un mélange de plein de cultures musicales.

F. :  Voilà, c’est plus une question de sémantique… Finalement, le dub c’est plus des techniques, la reverb, le delay, la façon de mixer derrière une console, qui étaient à la base appliquées au reggae puis ces techniques ont ensuite été appliquées dans la jungle, dans la drum, dans le hip-hop, le dubstep… Dans cet album, c’est le reggae qui est absent! Pourtant on a toujours utilisé des skanks, des lignes de basse un peu reggae… Là pour le coup y en a pas du tout, sauf le tout dernier morceau («Super Kat») et encore il tourne en trois temps, alors que c’est une musique qui tourne en quatre temps habituellement.
Voilà l’idée c’était qu’on avait fait tellement de Dub Invaders, projet reggae/dub, avec des skanks, de la bassline, des riddims, qu’on avait plus de motivation pour refaire ça. Et on avait plus l’envie de faire un album comme on fait de temps en temps, dans le style de Wave digger… C’était un album qui avait déjà pas mal surpris, on était dans un ethnodub, beaucoup ouvert sur le hip-hop, la drum, sur d’autres sons quoi! Ekphrön, c’est un peu ça aussi. C’est un album qui permet de dire : High Tone, ce n’est pas que le cadre établi, c’est une recherche!

High Tone (Fabasstone et Dino à la batterie) en concert à La Paloma de Nîmes en mars dernier. Crédit photo : Camille Desmé.

High Tone (Fabasstone et Dino à la batterie) en concert à La Paloma de Nîmes en mars dernier. Crédit : Camille Desmé.


M.E. : 
Justement, on voulait en venir à ce point : chaque album d’High Tone, c’est du High Tone, mais c’est quelque chose de radicalement différent de ce qui a été fait avant.

F. : C’est vrai. Comme je le disais, ça fait partie de notre travail à nous. Là on a joué quelques vieux morceaux, mais c’est pas trop notre truc. On essaie de trouver de nouvelles techniques et d’avancer! Comme on est toujours les mêmes musiciens, chacun à nos postes, batteur, bassiste, clavier, bien qu’on soit tous multi instrumentalistes avec le sampler, on a beau essayer des trucs différents, on est les cinq mêmes musiciens, avec chacun nos influences, du coup ça sonne High Tone quand même et on garde notre identité.  On essaie aussi d’amener une variété, dans le sens où on ne se dit pas :  « On fait du dub, on fait du dubstep, du rock« . On fait une sorte de musique hybride qui traverse aussi bien les années que les styles.

M.E. : Pour en revenir au concert, tu dis ne pas aimer jouer des vieux morceaux, pourtant vous nous avez servi « Keep on Fire » (extrait de l’album Highvisators).

F. : Alors oui, on l’a repêché quand on a sorti l’album , on a besoin de pas mal de morceaux pour un live. Là l’album est quand même court, parce que ça fait deux albums de suite  qui étaient très longs… On trouve que sur la longueur, tu sais plus à la fin d’où tu es parti… Tu te rappelles plus des morceaux, tu les connais, mais… Tu vois ce que ça fait quand tu écoutes un album, tu finis le son d’un morceau, tu sais ce qui va arriver derrière. Ça marchait avant, parce que les albums étaient courts, alors que maintenant sur un CD tu peux mettre vingt morceaux… On a eu une tendance un peu à remplir le CD parce que c’était le format… Du coup on est revenus à l’idée de ne faire que neuf titres, comme ça, c’est un album cohérent, que tu écoutes d’une traite et que tu connais de bout en bout.

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La dernière sortie du groupe, Ekphrön.

M.E. : Pour revenir à Ekphrön à proprement parler, on a l’impression que vous racontez une histoire…

F. : Oui, on avait une trame, une idée de voyage. Ce qui est important, c’est l’enchaînement des morceaux! Il y a des tonalités qui s’enchaînent mal, des tempos qui s’enchaînent mal et il faut les combiner, à la fois en live ou sur scène, pour raconter une histoire.  Là tous les morceaux sont différents, justement parce que c’est très court, y a pas deux fois le même rythme, deux fois la même ambiance, à chaque fois c’est une surprise. On l’a fait très progressif. On est parti de quelque chose d’assez planant, tu attends trois morceaux avant d’arriver en terrain plus connu. Le fait que ce soit court permet de garder la trame, tu ne te perds pas. Sur Ekphrön, l’histoire est forte, c’est ce qu’on voulait en faisant ça.

« Les deux côtés d’High Tone : hardcore et ethnique »

M.E. : Justement, on trouvait que c’était assez réussi, le côté surprise quand vous aviez sorti le track « A fistful of yen » en prerelease

F. : Ouais un morceau à polémique, mais on l’a fait exprès! Après Dub invaders et High Damage (c’est la première fois qu’on met autant de temps pour sortir un album d’High Tone), ce morceau un peu noisy, dubstep, très bruitiste, un peu chargé… Tout d’un coup le morceau s’arrête et repart sur quelque chose d’évasé, cosmique, ça représente bien les deux côtés d’High Tone : un côté un peu hardcore et un autre plus ethnique. Il y a toujours eu ça chez high tone, et ce morceau le représente : « voilà, vous savez pas ce qui va arriver », ça peut aller du dur jusqu’au subtil. Ça a fait un peu polémique : « c’est du dubstep ? Non c’est pas du dubstep! High Tone, ils ont changé… » En tout cas, on a un peu choqué,     provoqué la discussion.

M.E. : L’impression qui ressort de l’écoute d’Ekphrön, c’est que Dub Invaders vous a un peu « libéré » du dub, de quelque chose de très dansant. Sur Ekphrön, on est sur quelque chose de beaucoup plus conceptuel et recherché. On a eu l’impression que la parenthèse Dub Invaders vous a permis de vraiment séparer les deux. Avant, High Tone mêlait vraiment les deux ambiances.

F. : Vous avez raison, dans Dub Invaders, on a pris ce qui, dans High Tone, était vraiment très dancefloor, et on l’a tellement utilisé que c’est totalement absent de  cet album. Du coup, c’est un album qui s’écoute plus au casque, à la maison et pas un truc pour danser le samedi. Si vous l’avez perçu comme ça tant mieux, c’est ce qu’on voulait faire.

M.E. : Changeons de sujet. Dans la scène dub française, il y a quand même maintenant une grosse scène sound system en France, portée par Musical Riot et d’autres associations… A côté, il y a des sounds qui se montent partout et une vraie « mode » du sound system… Mais il reste aussi toute une scène live machine, avec ce que font les Dijonnais comme Mayd Hubb, ou encore le label Marée Bass. En gros, il semble que question groupe live, seuls vous et quelques autres activistes survivez encore…

F. : Notre scène à nous, de la fin des années 90 avec Improvisators Dub, Zenzile, Kaly, Brain Damage (…), mais effectivement, il n’y a plus trop d’autres groupes dans notre veine, avec guitare, basse et batterie… Il y a une conjoncture économique qui fait qu’on se retrouve sur un format plus à l’anglaise. A savoir que cinq musiciens, vidéo, lumière, son (…), ça devient trop pesant pour des groupes plus jeunes, même pour nous. On sent, même dans le public, qu’il y a des difficultés ! Regarde ce soir, c’est vrai qu’il n’y avait pas grand monde, alors qu’on a déjà bien rempli cette salle. Ça peut se comprendre : tu leur proposes une soirée qui se termine à cinq heure du matin pour une dizaine d’euros, style sound system, contre un concert de deux heures à 20 euros… Mais on vieillit aussi, c’est normal que les scènes évoluent ! Le dub français, c’est dur à définir, les frontières sont floues alors que le sound system, on a un vrai retour sur le sujet, on sait ce que c’est ! Mais c’est beau ce qu’il se passe, parce que les Anglais ont bien compris qu’on peut faire du dub partout. Regardez maitnenant, il y a des sound systems dans le monde entier ! Là où en France ça ralentit, on a une autre scène qui grandit, qui vient des années 70 et en 2015, c’est encore là !

La bombe dub "Opus incertum", lâché en 2000, déjà sur Jarring Effects. Le premier album du groupe. Culte!

La bombe dub Opus incertum, lâchée en 2000, déjà sur Jarring Effects. Le premier album du groupe. Culte!

M.E. : Tout en sachant que le dub à la française a envahi, notamment l’Europe de l’Est et les Balkans…

F. : Ouais, on a vu tout un tas de groupes, parce qu’avec Jarring Effects (le label du groupe basé à Lyon), ils nous ont amené à faire des festivals en Serbie, en Croatie, donc on a vu plein de groupe naître là-bas ! Après on en a croisé en Pologne, un peu partout…

M.E. : Tu parlais de  Brain Damage tout à l’heure, son album avec Vibronics, Empire Soldiers, tu l’as écouté ?

F. : Je l’ai plus qu’écouté, on a joué plein de fois ensemble, avec eux deux d’ailleurs! Récemment, ils sont venus jouer tout près de chez moi à la campagne, on a fait le barbecue ensemble… J’avais moins aimé l’album quand il est sorti, il m’avait moins percuté que l’album précédent de Martin (Martin Nathan de Brain Damage NDLR), mais il prend toute sa dimension en live!

M.E. : On a l’impression que Brain Damage s’inscrit dans la même démarche que vous, c’est-à-dire qu’il continue de faire vivre le dub à la française, bien que maintenant il soit tout seul…

F. : Martin c’est une brute de réflexion, donc il ne peut pas faire deux albums identiques, il y a toujours un concept, une rencontre… C’est un maniaque, très pointu dans ce qu’il fait et c’est ce qui fait sa qualité! De toute façon, c’est pas un hasard si on voit moins certains et que Martin est toujours là.

« Les intermittents ont bien compris que ce n’était plus évident d’être une dizaine sur la route ». 

M.E. : Du coup son bassiste compte revenir un jour de son trip ?F. : Non, il est à la campagne, il fait d’autres projets, complètement ailleurs, hors de la ville… Il a arrêté le groupe pour faire un gros trek depuis le Maroc jusqu’en France, tout à pied, aucun véhicule à moteur, voilà pour donner un ordre d’idée du bonhomme… Là il est bien à la campagne, et ça va durer.
L'affiche de la première date parisienne de Dub Invaders (avec OBF et Disrupt), en avril 2009.

L’affiche de la première date parisienne de Dub Invaders (avec OBF et Disrupt), en avril 2009.

M. E. : Du coup c’est hors de question, qu’il revienne avec Brain Damage ?

F. : Il faudrait le lui demander, mais dans l’immédiat je ne crois pas.

M.E. : Pour continuer de parler des autres, la scène dijonnaise ?

F. : Teldem Com’unity, ouais, j’ai fait un remix pour Mayd Hubb, son album avec Pilgrim, il est très très fort….

M.E. : C’est vrai que ton remix fait bien le pivot entre la partie chantée et la partie dub

F. : Ouais c’est un concept hein! C’est une déstructuration totale de son morceau.

M.E. : Du coup que penses-tu de cette scène? Est-ce la « relève » du dub français, ces artistes qui viennent derrière, qui respectent les codes « à la lyonnaise » mais qui apportent autre chose…

F. : C’est sûr, mais il n’y a pas qu’eux, je pense à eux, mais aussi à Molécule… Il y a plein de gens qui arrivent et qui ne font pas que du sound system, comme tu peux l’entendre chez Stand High ou O.B.F., là ils sont plus sur une démarche similaire à la nôtre, faire un live, proposer un voyage…
Le sound system, c’est plus l’art de sortir la galette au bon moment, de claquer le pull up quand il y a le feu, c’est du DJing! Ceux dont on parlait avant, ils sont sur une démarche live, d’une heure et quelques, style « je te présente mon spectacle, mon histoire ». Mais c’est vrai qu’il n’y a plus autant de groupes avec autant de musiciens, comme on disait tout à l’heure. Les intermittents ont bien compris que ce n’était plus évident d’être une dizaine sur la route… C’est regrettable, quand tu penses aux années 70, avec leurs grandes sections cuivre… Je sais pas aujourd’hui qui aurait le courage de se lancer là-dedans? Dans un sens, ça dessert la musique. Enfin, la machine a aussi permis de libérer d’autres choses, de faire des projets tout seul et c’est aussi une belle évolution!

Recueilli par Nico et Alex (W.A.I.) pour Musical Echoes.

Prochaines dates d’High Tone :

Vendredi 11 octobre à Tourcoing (59), Le Grand Mix.
Samedi 12 octobre à Meisentahl (57), halle Verriere.
Samedi 25 ocotbre à Marseille (13), Dock des Suds, avec Oddateee, Ezza, Bert on Beats.

Retrouvez l’interview de Dino (Dominique Peter, le batteur d’High Tone) réalisée en mai 2013 ici : http://musicalechoes.fr/2013/05/dino-high-tone-dub-invaders-des-vibrations-differentes-en-sound-system/

Relisez la chronique du dernier album d’High Tone, Ekphrön, ici : http://musicalechoes.fr/2014/03/chronique-ekphron-dhigh-tone/

Retrouvez les tracks de Fabasstone ici :