Chronique LP : « The Wrath of Jah » de King Earthquake

Errol Ramsey le précise au dos de l’album, ce dernier est inspiré par Jah Rastafari. Le premier disque édité après l’incendie de son studio reprend d’ailleurs le nom d’un titre déjà sorti, The Wrath of Jah, qui est redécliné ici. Une annonce discrète sur son émission de radio nous aura permis de nous procurer l’une des 200 copies de ce dernier album qui ne sortira pas en numérique et qui s’annonce aussi lourd que radical!

Non ce n'est pas la couverture de l'Ancien Testament, mais bien la cover du dernier album King Earthquake! Explicite pour le coup...

Non ce n’est pas la couverture de l’Ancien Testament, mais bien celle du dernier album King Earthquake! Explicite…

Sorti dans une relative confidentialité le 25 avril dernier, l’album commence à arriver dans quelques shops et dans les boîtes aux lettres de ceux qui avaient passé commande.
L’opus entier, mixé, arrangé et produit par Errol Ramsey reste fidèle à l’artiste : des basses d’une incroyable puissance, des skanks digitaux, une rythmique résolument stepper. Il suffit de monter le son et de fermer les yeux pour voir Errol Ramsey en « soldier of Jah » derrière sa control tower. Le LP tout entier est fort, martial et évoque l’esprit guerrier du stepper des origines. La tune « Dooms dub », emportée par des tambours ethniques, reflète bien cette image guerrière.

Spirituel et profond, cet album devra être écouté à plusieurs reprises afin d’en saisir la complexité. Impossible d’écouter entièrement le disque sans se rappeler des bons vieux Alpha & Omega, Jah Shaka, The Disciples des années 90, ou du mythique Jericho Walls Verse III d’Aba Shanti (les horns digitaux très présents n’y sont pas pour rien).

Pour continuer la comparaison avec le disque d’Aba (qui a d’ailleurs lui aussi sorti un album intitulé The Wrath of Jah Verse I en 1996), il s’agit là d’une production aussi mystique qu’une nuit d’orage sur Mount Zion qui invite, non pas au voyage (comme c’est souvent le cas en dub français), mais à l’introspection, voire à la méditation.

La force de l’album réside donc dans son esprit quasi « biblique » et sa puissance dévastatrice. King Earthquake revient sans aucun compromis et ne lâche rien ! Toutes les pistes pourraient d’ailleurs presque faire l’objet d’une last tune en session, sauf peut-être les toutes premières, au rythme lancinant, menaçant et sombre. Comme un orage qui couve lentement dans les cieux avant d’exploser complètement et déverser abondamment sur terre toute la colère de Jah. En musique bien sûr.

Alex W.A.I. (avec E. «B»).

Tracklisting :

12 titres sur le vinyle comme sur le CD, sortis sur King Eartquake Records et distribués par Reggae on Top.

Douze titres sur le vinyle comme sur le CD, sortis sur King Eartquake Records et distribués par Reggae on Top.

Side 1 :
1-Shadows of Death
2-God’s Plan
3-Dark July
4-Wrath of Jah
5-Mud Hut
6-Davastation

Side 2 :
1-Doomsday
2-Dooms Dub
3-Set fi dem
4-Dub dem
5-Centurian
6-Centurian Dub.

Le top 3 tunes du chroniqueur :

1-God’s Plan
2-Wrath of Jah
3-Doom’s dub.

Le top 3 tunes d’Emmanuel « Blender » :

1-Dub Dem
2-Centurian Dub
3-Mud Hut.

Le top 3 tunes de Nico W.A.I. :

1-God’s Plan
2-Doomsday
3-Dub Dem.

Ecoutez « Dub Dem » ici :

Ecoutez « Doomsday » ici :

Photo de Une : Tom Tsoham.