Dub Camp report #3 : 14 000 skankers et le meilleur du sound system sous trois chapiteaux !

Enfin! Un peu plus d’un mois après la fin du festival, son compte-rendu par « Musical Echoes » est désormais en ligne. Un récit jour par jour comme si vous étiez suivi d’une vaste galerie de photos. Après donc le focus sur les cours de danse de Kebra Ethopia Sound (ici) et le report spécialement dédié aux sound systems présents (ici), place donc au reportage global de l’édition 2015 du festival!

Le feu sous le chapiteau du Sound Meeting Arena!

Le feu sous le chapiteau Sound Meeting Arena!


Jour 1 : vendredi 10 juillet

 

Coucher de soleil, derrière les arbres bordant la Loire!

Coucher de soleil, derrière les arbres bordant la Loire!


Ceux qui sont déjà venus en 2014, le savent : le Dub Camp est une affaire de choix. Souvent douloureux et ce dès le premier soir où le line up est étoffé sous les trois chapiteaux. Surtout quand on apprécie autant les fondations (forcément roots) du reggae que les sons les plus modernes et décomplexés…

Honneur aux fondations donc pour débuter dans l’Outernational Arena entre les deux stacks rouges du sound system local, Zion Gate Hi Fi! Il est 20 heures, le son est rond à souhait et puissant juste ce qu’il faut. Au micro sur des sélections de Manasseh, Brother Culture est déjà énervé sur une énième version de son titre « Super Nova »!

Sur le chemin, du Dub Club Arena, à l’autre bout de site, un petit arrêt au Sound Meeting donne l’impression que la soirée est lancée sur de belles bases : les huit scoops de Blackboard Jungle envoient déjà une version stepper bien hot ! Mais c’est le crew londonien Bush Chemists, programmé très tôt (de 19h à 21h), qu’il ne faut pas louper. Ces messieurs ont sorti l’artillerie lourde et ce n’est pas une surprise : King General, Culture Freeman et Charlie P sont au micro pour épauler Dougie Wardrop à la sélection et Chazbo aux machines et au mélodica. Ce « club des cinq » bombarde le chapiteau avec leurs tunes stepper digital : une version totalement revisitée de «Earth in Turmoil » ou encore le fameux « Star Dub », évidemment remixé ! Une arme de destruction massive dégainée un peu tôt! D’autant que King General, puis Charlie P rivalisent de talent sur le riddim ensuite! Le Dub Club est déjà en trance… Et ça ne va pas s’arranger quand Culture Freeman se pose sur un remix d’une chanson d’Eek-A-Mouse!

Bush Chemits army ! Made in London !

Bush Chemits army  : King General, Culture Freeman et Dougie Wardrop.

« Never them let », « Rasta Children »… Quelques tunes défilent, juste le temps de vérifier qu’il n’y a pas grand chose de neuf sur la planète Kanka déjà programmé au même endroit l’an dernier.
Retour donc à l’Outernational Arena où Rootsting s’amuse comme un petit fou sur le sound de Zion Gate! Un peu trop puisque son sélecteur, Ras Abubakar, confiera le lendemain, que ce dernier lui a grillé deux scoops un peu plus tard dans la soirée en jouant trop fort! Sans rancune, le collectionneur londonien envoie une merveille de ska sur lequel Murray Man, se moque gentiment de l’assistance au micro : « This is from the year before you were born!». La version avec les cuivres de Matic Horns derrière, est juste magnifique!

Il est temps d’aller voir de plus près cette fois ce qui se trame sous le chapiteau névralgique du festival, l’arène baptisée Sound Meeting où pas moins de six murs de son de quatre scoops chacun entoure les danseurs!
Tout a l’air d’aller puisque Mikey Dread, le selecta de Channel One sound system balance un bon vieux « Declaration of rights » des Abyssinians qui file des frissons à ce niveau sonore. Peu après, c’est un autre classique inusable qui est servi : « Truth and Rights » de Johnny Osbourne! Entre temps, Blackboard Jungle a repris les commandes et sélecte une big production française qui va pouvoir être chantée en live! La chanteuse sénégalaise Daba Makourejah accompagne en effet au micro le sound system de Rouen et lorsque s’élèvent les premières notes de « Bamba »(ici), le public réclame logiquement un pull’ up qu’il obtiendra facilement. Le son est à son paroxysme et c’est bien celui qui s’échappe de la sono française qui semble être le mieux réglé.

Pas de quoi effrayer Jah Tubby’s qui reste une des belles attractions du soir tant il tourne rarement en France et se démarque avec son sound system qui ressemble à un gigantesque ghetto blaster (voir ici). Stoïque, son selecteur balance sa version du « Star Dub » déjà entendue tout à l’heure du côté des Bush Chemists! Cette fois, c’est Sandeeno sur le riddim et ça met tout le monde d’accord.

Retour dans l’Outernational Arena où c’est le duo de Bristol, Dubkasm, qui est désormais à la sélection! Le rythme est familier, c’est le cuss cuss riddim qui est joué, puis embelli par les douces notes, presque langoureuses, de saxo de Digistep! S’adaptant au mood roots de ce chapiteau, Dubkasm passe ensuite deux jolis classiques coup sur coup : « Picture on the wall », de Freddy McKay et le poignant « Richman » de Martin Campbell. Puis c’est un autre saxophone qui prend relais : celui de l’Israélien I-Jah Man Solomon sur une prod signée Salomon Heritage!

Le duo Dubkasm!

Le duo Dubkasm.

Minuit passé, il est alors grand temps de migrer de l’autre côté au Dub Club Arena : c’est littéralement le feu! Charlie P reprend le fameux « Ring the Alarm » sur le stalag riddim, puis balance des vinyles dans la foule en liesse. Aux manettes, les fous d’OBF qui lâchent les chevaux sur le sound system du breton Kürün Positive Bassline qui tient parfaitement la route même s’il n’a peut-être pas la puissance de celui de ses invités.

A minuit et demi, Rico envoie un track apocalyptique, puis Charlie P et Shanti D enchaînent en live sur la version avant que ne retentisse le hit « Leave it alone » de Burro Banton. Tuerie aussi la production de Pupajim, « Crisis », déjà jouée un paquet de fois par OBF.
Mais le ton va encore monter d’un cran avec une version live hallucinante de Charlie P et son tube « Skidip » produit par Mungo’s Hi-Fi. Le chapiteau reste un brasier jusqu’à 01 h du matin quand OBF lâche une dernière bombe bien fat : « Dub straight from the beginning to the end ! », lâche Rico qui n’a pas l’habitude de devoir arrêter ses sélections si tôt.

Alors qu’au milieu, le dub fi dub entre Blackboard, Channel One et Jah Tubby’ s’annonce d’anthologie, c’est avec Zion Gate Hi-Fi sur sa propre sono que la soirée se termine. Le son y est peut-être un poil moins fort qu’ailleurs, mais plein de musicalité. Cerise sur le gâteau, l’ancien chanteur et MC du crew, Ras Mc Bean vient prêter main forte au micro à Prince et Nassadjah. Même Afrikan Simba, « transfuge » du Sound Meeting, vient grossir les rangs des vocalistes pour cette session cent pour roots à retrouver en intégralité audio ici (part 1) et ici (part 2).

Grosse ambiance dans le Dub Club Arena avec OBF sur la sono de Kürün Positive Bassline! Rico à la sélection et Guillaume, l'opérateur!

Grosse ambiance dans le Dub Club Arena avec OBF sur la sono de Kürün Positive Bassline! Rico à la sélection et Guillaume, l’opérateur qui enchaînent les tueries toutes plus warrior style les unes que les autres. Boom !

 

Réunion de sound systems poids lourds sous le chapiteau central : comme l'an dernier, Blackboard Jungle tient tête à deux gros sounds, Jah Tubby's et Channel One, tous les deux venus de Londres.

Réunion de sound systems poids lourds sous le chapiteau central : comme l’an dernier, Blackboard Jungle tient tête à deux gros sounds, Jah Tubby’s et Channel One, tous les deux venus de Londres. Le sound français est sans doute l’un des meilleurs en qualité sonore parmi les quatorze du festival.


 

Jour 2 : samedi 11 juillet

 

Charlie P, encore lui, revient se poser sur les versions de Mungo's Hifi qui rencontrait les Bretons de Stand High Patrol dans la Sound Meeting Arena! Explosif!

Charlie P, encore lui, revient poser son flow sur les versions de Mungo’s Hifi qui rencontrait Stand High Patrol dans la Sound Meeting Arena! Explosif!

La journée du samedi s’annonce tout aussi chargée question line up et commence par les rencontres organisées dans l’Uplift Corner. Dans l’après-midi, les magazines « Uplift » et « Musical Echoes » reçoivent respectivement MC Oliva de Blackboard Jungle, Ras Abubakar de Zion Gate Hi-Fi, Hervé, patron du label de réédition Iroko Records et enfin, Paul Axis, propriétaire atypique et passionné du Axis-Valv-A-Tron sound system, sono vintage qui fonctionne avec un système à tubes.

Rencontres entre artistes et public à l'Uplift Corner : ici l'Anglais Paul Axis.

Rencontres entre artistes et public à l’Uplift Corner : ici,  Paul Axis.

Le public est au rendez-vous et tous les artistes se prêtent facilement au jeu des questions/réponses témoignant de leur passion pour le reggae en général, les vinyles et le sound system home made en particulier. Même lorsque les questions abordent les détails les plus techniques et secrets sur la construction d’un sound system ou l’épineux débat de la légitimité des repress

Dans le même temps, les sessions ont commencé partout et s’il ne fallait en retenir qu’une dans l’après-midi, ce serait sans doute celle de Kebra Ethiopia Sound au Dub Club Arena. Jouant très roots, les Sud-Africains entraînent le public dans leurs danses steppas dont les pas ont été répétés le matin même sur le camping du site. Un vrai beau moment de communion entre artistes et festivaliers qui reste l’un des souvenirs les plus forts de cette édition 2015 (voir notre reportage dédié ici).

Profitant du temps magnifique, nombre de festivaliers restent dehors, sur les champs gorgés de soleil, écoutant les basses d’une oreille plus ou moins distante. Pourtant au plus fort de la soirée, ils seront 5000 entre les stacks pour le seul jour sold out du festival! C’est qu’une rencontre massive a lieu ce soir dans la Sound Meeting Arena : Les Écossais de Mungo’s Hi-Fi contre (ou avec plutôt) les Finistériens de Stand High Patrol qui, petit événement, sortent leur sono bleue nuit.

Les festivaliers profitent au maximum du généreux soleil.

Les festivaliers profitent au maximum du généreux soleil. Ici, près l’Outernational Arena.

Mais pour l’heure, il est temps d’aller voir un sound UK dub vétéran en début de soirée au Dub Club Arena : Alpha & Omega ! Seule aux manettes et sans sa légendaire basse, Christine semble planer sur les monstrueux riddims envoyés au public. Épaulée par Jonah Dan au micro, l’Anglaise sélecte nombre d’extraits de son dernier album, Thundering Mantis produit avec son neveu, Ben Apha Steppa, avec lequel elle forme Dub Dynasty (sans doute l’album dub/stepper de l’année dernière outre-Manche d’ailleurs). Ecoutez un extrait ici ou ici. Et même si Alpha & Omega reste plus impressionnant à voir en version live, les sélections sont au top et passent nickel sur la magnifique sono à lampes du Chalice sound system !

Le son est profond, tour à tour planant ou tranchant, et ferait presque oublier qu’à côté, le match Glasgow-Brest est une rencontre de tout premier plan musical. Comme souvent quand Mungo’s joue, Charlie P et YT ne sont jamais très loin et le premier nous ressert « Skidip » entendu la veille avec OBF et son tube « You see me a star », extrait de son dernier album éponyme! Derrière les selectas de Mungo’s, des membres du crew sortent le drapeau écossais et l’agitent frénétiquement sur une sélection de Shabba Ranks! YT n’est pas en reste et chevauche magistralement le riddim de « Goin in », le titre d’OBF, avant que son compère YT n’en fasse autant (voir ici).

Un peu plus tard, c’est la cohue à l’intérieur dans la bouillante Outernational Arena! Le son est violent et interpelle d’entrée. Le londonien King Alpha saute comme un fou derrière ses platines et envoie tueries sur tueries! Il se permet trois pull’up consécutifs sur « Everyman different » produit par Scotch Bonnet. Manasseh et Guillaume, l’opérateur d’OBF qui jouaient tous les deux la veille, apprécient en connaisseurs. Les « lâchers » de basses comptent certainement parmi les plus massifs de la soirée!

King Alpha, une session complètement folle, des sélections surpuissantes!

King Alpha, une session complètement folle, des sélections surpuissantes!

Les sélections massives s’enchaînent à l’instar de cette énorme dubplate de Maasai Warrior feat. Sis I-Leen (écoutez ici) ou des dubs monstrueux où les basses flirtent constamment avec la saturation tandis que les aigus sont tranchants à souhait. La session laisse le public complètement groggy et chacun prend doucement conscience qu’il vient d’assister à un set unique!

Un peu avant minuit, le ton monte aussi sous le chapiteau central où Stand High et Mungo’s commencent à bien affirmer leur styles, de plus en plus différents. Alors que YT chante live la cruciale dubplate « No ice cream sound », Stand High Patrol rétorque par des versions retravaillées de « Boat People » chantées live and direct par Marina P et Pupajim! Les Bretons enchaînent avec un maître remix de « Speaker Box » que Merry prolonge subtilement de sa trompette.

Du côté du Dub Club, le New-Yorkais Ras Kush de Black Redemption est aussi très en verve avec des sélections bien acérées! Le style résolument warrior/roots dynamite sans peine le chapiteau! A ses côtés, Fikir Amlak est bien en forme également, sautillant partout. Mais le MC mange trop souvent le micro et n’est pas assez audible dans son chant, pour amener un vrai plus.

Derrière ce duo cent pour cent US, les Lillois du Chalice sound system, reprennent le contrôle de leur sono. Leur premier instrumental méditatif suinte Rasta par tous les pores même sans aucune parole. Pour annoncer la chanson suivante, le selecta loue en effet « celui qui gouverne tout! ». Tout? Sauf la vitesse des bpm puisque l’homme confond 45 et 33T en lançant le magnifique « One in a billion » de Luciano. Entendre ce classique sur un tel system fait son petit effet et mérite bien trois pull’ up pour l’occasion!

Alors qu’à l’autre bout du site, les Grenoblois du Roots Collective ont eux aussi repris le contrôle de leur sono, la seule du festival répartie en stacks de trois scoops. Le son n’en reste pas moins au top et les prods souvent maison font bien mal aux derniers danseurs du chapiteau! Il y règne une ambiance familiale et les Isérois donnent l’impression d’être venus en masse tant ils sont nombreux à se relayer derrière les platines!

Dans la Sound Meeting Arena, la basse commence à écraser tout le reste. Le public est bouillant le dub fi dub s’annonce dantesque! Morceau non sorti mais killer absolu, le tonitruant « Riddim Rider » de Stand High met la barre très haut d’entrée.

Marina P au micro alternait les titres pour Mungo's Hi Fi comme pour Stand High Patrol!

Marina P au micro alternait les titres pour Mungo’s Hi Fi comme pour Stand High Patrol!

Mungo’s part parfois dans le trop-plein de bass music tandis que Pupajim enchaîne avec une version méconnaissable du hit « Buisness of War ». Les Écossais reprennent la main avec d’abord un anthem crucial signé Daddy Freddy, puis avec un vrai moment d’émotion : le classique « Divorce à l’Italienne », chanté par YT, puis Marina P qui emballe l’assistance! Frissons garantis sur ce hit au rythme ska endiablé!

Il reste tout juste deux tunes à Stand High Patrol : le premier sera « Geography », titre lent mais audacieux, porté par le chant de Pupajim et magnifié par la trompette de Merry. Ensuite place au remix du terrible « Warehouse » avec les paroles de « Automatic Attack ». Là encore, la trompette amène plein de musicalité à un titre warrior et très linéraire (écoutez ici). Derrière, c’est une ganja tune que choisit le sound de Glasgow pour conclure (écoutez ici) et après plusieurs minutes d’applaudissements nourris pour les deux formations, le son s’arrête net à 3h du matin! Impossible de dire lequel des deux sounds a remporté les faveurs du public, mais une chose est certaine : leurs styles musicaux se sont petit à petit éloignés à mesure que la soirée avançait. Personne n’a cherché à copier le voisin, mais plutôt à affirmer son propre style, donnant à entendre une belle variété de reggae/dub moderne et même au-delà!

Merry à la trompette, apporte un vrai plus aux sessions de Stand High depuis un an!

Merry à la trompette, apporte un vrai plus aux sessions de Stand High depuis un an!


Jour 3 : dimanche 12 juillet

Dernier jour du festival, le dimanche n’en est pas moins chargé en programmation même si la soirée s’achève ce soir là dès 1 heure du matin! Dès 15 heures, les curieux et passionnés de son se sont donnés rendez-vous dans l’Outernational Arena qui accueille un sound system hors du commun : Axis Valv-A-Tron!

Axis-Valv-A-Tron sound system.

Axis-Valv-A-Tron sound system.

Venu d’Huddersfield, dans le Yorkshire, l’Anglais Paul Axis a transporté sa merveille de sono pour la toute première fois en France et autre première, il va laisser d’autres sélecteurs jouer dessus! Contrairement à tous les autres (sauf celui de Chalice), son system ne fonctionne pas à transistors mais avec un mécanisme à lampes (on parle aussi de pistons ou de tubes) de l’ampli aux enceintes! Comme à l’époque des premiers sound systems, avant les années 1970. Outre le magnifique résultat esthétique (voir plus de photos dans notre précédent reportage ici), c’est bien sûr une claque niveau rendu sonore : le son est rond et dégage une chaleur unique. D’ailleurs si son mur, à proprement parler, est relativement modeste comparé aux autres stacks du festival, ce dernier dégage une puissance de feu ! Cerise sur le gâteau, les pavillons d’aigus, fabriqués aussi à la main, sont basés sur un modèle utilisé dans les années 1950 (voir photo ci-dessus).

Paul Axis, sélecteur consciencieux...

Paul Axis, sélecteur consciencieux…

Et la sélection alors? Et bien elle s’accorde avec le bonhomme et le system! Beaucoup de morceaux early reggae qui crépitent juste ce qu’il faut sur la platine : Ras Michael and the Sons of Negus, Cornell Campbell, Lee Perry, le classique « Bangarang », Third World, Johnny Clarke des pull’up sur un Dennis Brown et un rocksteady de Marley! Faisant le MC pendant les transitions, Paul Axis préfère la tchatche à la sirène : « Oh my gosh », « Run it! », répète-t-il entre deux sélections avant de ranger soigneusement ses 45T dans leurs bacs dédiés!
L’homme termine sur le superbe « Rockers no crackers » de Glenn Washington et une version dubplate baptisée « Rockers delight ». En une heure tout juste, Axis a donné à entendre parmi les plus beaux classiques fondateurs du reggae! Un joli voyage dans le temps en somme…

Changement total de l’autre côté du site, où les deux murs massifs de Jah Marshall sound system ceinturent le Dub Club Arena et y propagent un son très propre. Programmé initialement à 16h, le producteur Mighty Massa fait sa diva et ne prend les commandes qu’à 17 heures, pour jouer devant une plus grosse affluence. Difficile de le lui refuser quand on sait qu’il vient du Japon pour l’occasion et que ses précédente sessions en France se comptent sur les doigts d’une seule main…

Sélectant aux CD et aidé par Ras Iyiapo (du crew Jah Marshall) au micro, le Japonais installe d’entrée une ambiance spéciale, aérienne mais dansante avec sa sélection de stepper/digital bien warrior ! Sa musique accroche tout de suite et ne ressemble finalement à aucune autre. Timide au micro (il parle un anglais sommaire), Mighty Massa, ne s’encombre d’aucun préliminaire et ne tarde pas à balancer des versions explosives comme ce riddim soutenu par des accords de guitare très rough (écoutez ici). Beaucoup d’instrumentaux dans son set, mais aussi quelques vocaux d’Horace Andy, Luckie D ou une magnifique dubplate de Fred Locks, « Jah is the father » (écoutez l’original ici). Un stepper/ska super dansant (si si ça existe!) et une version bien irie du riddim Kunte Kinte en last tune, diversifient cette session de deux heures au top! Encore une belle claque musicale, cette fois venue du Japon !

Mighty Massa, une selection stepper au top dans le Dub Club Arena!

Mighty Massa, une selection stepper au top dans le Dub Club Arena.

 

DUB CAMP J3-59

Ras Digby à la sélection!

Dans le Dub Club, Jah Marshall prend le relais et maintient une pression élevée jusqu’au début du set de Jah Shaka!  Ce dernier commence par ses hymnes rastas habituels : des tunes de Marley, Sizzla, Denis Brown ou Morgan Heritage… RAS pour le rasta? Pas si sûr…

C’est l’heure de retourner dans l’Outernational Arena écouter les sélections du « Revival Champion », Ras Digby! Le sélecteur anglais enchaîne les dubplates des plus grands chanteurs de roots dont quelques perles non identifiées. Le public est vite conquis, tant par l’allant du bonhomme que par la chaleur dégagées par ses sélections! Encore une belle session 100% roots pour rester le sillage de Paul Axis et du collectionneur italien Rootikalist Jakoo qui officiait juste avant!

Dans le même temps, le Sound Meeting Arena, fait de plus en plus de bruit. Il faut dire que le chapiteau est particulièrement bien pourvu en sonos ce soir là : comme vendredi, pas moins de six murs entourent l’arène avec les systems de King Shiloh, Word Sound & Power et Lion Roots!

Le changement de scoops et de bas médiums sur la sono de King Shiloh font beaucoup de bien au system, dont le son est nettement rééquilibré et mieux loti en basses fréquences! Fini les larcens stridents qui nous perçaient parfois les tympans l’an dernier…

Bredda Neil, toujours aux commandes de l'imposant King Shiloh sound system!

Bredda Neil, toujours aux commandes de l’imposant King Shiloh sound system!

Niveau sélection, la session part toutes les directions, mais avec une accélération certaine et constante du rythme au fil de la soirée. WSP avait dégainé le premier en balançant du stepper pur et dur avant la tombée de la nuit. Comme à son habitude, Robert Tribulation reste stoïque derrière ses machines, mais c’est bien lui qui envoie les charges les plus lourdes dans l’arène (écoutez un exemple ici). Jimmy Ranks, à ses côtés, assure sans forcer son talent.

Du côté de Lion Roots, les sélections sont plus méditatives, mais aussi plus lourdes en basses. Ras Mykha au micro est un bon chauffeur de salle, mais se révèle assez timide dans son chant. Jah Tool se joint parfois à lui pour poser son flow. King Shiloh pour sa part, peut compter sur Nish Wadada, Ranking Dread et Ranking Joe et même Murray Man pour une mini armée de vocalistes au top et complémentaires.

Jah Shaka fait durer le plaisir!

Bredda Neil nous sert bien quelques déjà classiques comme le « Tribulation Dub » de Vibronics ou son anthem « Roar like a lion » de Danny Red (écoutez ici), mais donne l’impression de suivre le rythme imposé par WSP qui reste le maître du jeu. Avec ses petits CD gravés, c’est bien lui qui imprime le tempo de la session. Du grand Word Sound & Power même si sa sonorisation semble légèrement en dessous des deux autres!

Alors que le second passage de Paul Axis s’est terminé dès minuit et demi, il règne une ambiance suffocante dans le Dub Club où Jah Shaka gratifie le public d’une session à la londonienne! Le « zulu warrior » a complètement lâché les chevaux et envoie des dubs venus d’une autre planète. Totalement imprégné par sa musique, l’homme ne voit pas la temps passer et ne s’en soucie guère, même après quatre heures de session dans les pattes. Sa musique se radicalise sur la fin et tout le monde skank à l’unisson, Shaka compris!

Quand l’artiste fait son speech de fin à 1h, ponctué du traditionnel « Guidance », personne ne se doute qu’il va encore jouer plus de vingt bonnes minutes. Le son est warrior comme rarement, avec une dubplate d’Indica Dub meets Weeding Dub pour finir (écoutez ici). Après de longues minutes d’applaudissements, Shaka, sourire en coin, remet un disque, juste pour tenter! Derrière lui, la sécurité et le régisseur sont en panique : « On se fait démonter », lâche un homme en noir, pas serein du tout. Il est 01h20 et le temps donne l’impression de s’être arrêté.

Shaka ou l'homme qui ne voulait pas arrêter sa platine... Du grand Shaka à l'anglaise, pour sa meilleure session en France?

Shaka ou l’homme qui ne voulait pas arrêter sa platine… Sans doute l’une de ses meilleures sessions en France!

Personne n’a vraiment d’autorité sur l’artiste, mais cette fois, c’est manifestement le disque de trop puisqu’il s’arrête définitivement avant son terme. Après trois « au-revoir » et autant de « Jah Guidance », le Londonien en a encore sous la pédale, le public aussi, lui qui hurle son envie de continuer! La communion n’est pas feinte et aurait méritée de durer jusqu’au petit matin… 01h22, c’est un peu juste pour couper le son, à fortiori celui de Shaka! C’est en même temps un moment mémorable pour clore en beauté un festival qui frise la perfection en matière artistique et qui a réussi à se renouveler en partie après un première édition déjà massive. Un vrai tour de force!

Reportage : Musical Echoes
(Photos : Tom « Tsoham » et Alex See/Textes : Emmanuel « Blender »).



La galerie de photos du Dub Camp festival 2015 : vendredi 10 juillet

Sympa le site sous le soleil dès le premier jour!

Sympa le site sous le soleil dès le premier jour!

 

Danse devant le stack de Channel One!

Danse devant le stack de Channel One!

 

Au contrôle de Channel One, l'inusable Mikey Dread qui a créé ce sound en 1973!

Au contrôle de Channel One, l’inusable Mikey Dread qui a créé ce sound en 1973!

 

Jah Tubby's au contrôle!

Jah Tubby’s au contrôle! Photo : Magda Léna.

 

Gregory Fabulous, déchainé au micro pour les crew Jah Tubby's!

Gregory Fabulous, déchainé au micro pour le crew Jah Tubby’s! Photo : Magada Léna.

 

 Au micro ce soir là pour Blackboard Jungle, Brother Culture, MC Oliva et Daba Makourejah.

Au micro ce soir là pour Blackboard Jungle, Brother Culture, MC Oliva et Daba Makourejah. Photo : Magda Léna.

 

Et toujours Nico à la sélection pour BBJ! Photo : Alex See.

Et toujours Nico à la sélection pour Blackboard Jungle!

 

Macky Banton pour Jah Tubby's.

Macky Banton pour Jah Tubby’s.

 

Le haut du system de Jah Tubby's.

Le haut du sound system de Jah Tubby’s.

 

 

Brother Culture et African Simba dans l'Outernational Arena.

Brother Culture et African Simba dans l’Outernational Arena.

 

Nick Manasseh, producteur et sélecteur pionnier.

Nick Manasseh, producteur pionnier!

 

Rootsting et Murray Man!

Rootsting et Murray Man!

 

Le duo de Bristol, Dubkasm!

Le duo de Bristol, Dubkasm!

 

Digistep (Dubkasm) troque parfois le saxophone pour le mélodica!

Digistep (Dubkasm) troque parfois le saxophone pour le mélodica!

 

Ras Abubakar de Zion Gate, sonorise l'arène dans laquelle joue Dubkasm!

Ras Abubakar de Zion Gate Hi-Fi, sonorise le chapiteau où joue Dubkasm!

 

Dans le Dub Club Arena, les Londoniens de Bush Chemists avec notamment Dougie Wardrop et Chazbo!

Dans le Dub Club Arena, les Londoniens de Bush Chemists avec notamment Dougie Wardrop et Chazbo!

 

Au micro, se relaient Culture Freeman (au milieu) et King General (à gauche).

Au micro, se relaient Culture Freeman (au milieu) et King General (à gauche).

 

Toujours dans le Dub Club, le producteur rouennais Kanka, a envoyé son stepper martial avec son bassiste, Chris. B !

Toujours dans le Dub Club, le producteur rouennais Kanka, a envoyé son stepper martial avec son bassiste, Chris B !

 

Comme pour tous les lives de Kanka, le public est bouillant!

Comme pour tous les lives de Kanka, le public est bouillant!

 

OBF (ici Rico) et Shanti D jouaient aussi dans le Dub Club bien sonorisé par le sound breton, Kürün Positive Bassline.

OBF (ici Rico) et Shanti D jouaient aussi dans le Dub Club sonorisé par le sound breton, Kürün Positive Bassline.

 

Renfort de poids pour le crew pour OBF, le jeune chanteur Charlie P!

Renfort de poids pour le crew OBF, le jeune chanteur Charlie P!

 

Et ça n'a pas manqué : les Haut-Savoyards ont retourné l'arène!

Et ça n’a pas manqué : les Haut-Savoyards ont retourné l’arène en deux temps, trois mouvements!

 

Le public est en transe!

Le public est en transe dans le Dub Club!

Samedi 11 juillet :

 

Un partie du Dub Club Arena et du truck system de Daddy Reggae, visible depuis l'autre berge du canal de La Martinière.

Un partie du Dub Club Arena et du truck system de Daddy Reggae, visible depuis l’autre berge du canal de La Martinière. Photo : Magda Léna.

 

L'Outernational Arena où se produisent Raggatack, Rootikal Warriah, Ma-Kaya, King Alpha et Roots Collective.

L’Outernational Arena où se produisent samedi Raggatack, Rootikal Warriah, Ma-Kaya, King Alpha et Roots Collective et son sound system, venu de Grenoble! Photo : Magda Léna.

 

Flags flow high in Sound Meeting Arena!

Flags flow high in Sound Meeting Arena!

 

Premiers danseurs de l'après-midi devant le stack de Stand High Patrol dans le chapiteau central.

Premiers danseurs de l’après-midi devant le stack de Stand High Patrol, dans le chapiteau central.

 

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L’Uplift Corner où se déroulent les rencontres entre artistes et public samedi et dimanche après-midi.

 

Goldie Locks (Roots Atao) et Rootystep pour la sélection de Stand High!

Goldie Locks (Roots Atao) et Rootystep à la sélection de Stand High!

 

Marina P et Mc Gyver pour Stand High.

Marina P et Mc Gyver pour Stand High.

 

Merry à la trompette!

Merry à la trompette!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le selecta du sound lyonnais, Rootikal Warriah!

Le selecta du sound lyonnais, Rootikal Warriah!

 

Le producteur catalan Raggatack a passé des tunes cent pour cent digitales.

DJ Kullar, aka Roots Youths pon the selection.

 

Accompagné par Scee Na

Accompagné par Scee Naphtali, le sound Ma-Kaya n’est pas venu de Birmingham pour faire de la figuration. Strictly rough and tough dub selections!

 

 

Le stepper de Ma-Kaya, toujours très tranchant!

Le stepper de Ma-Kaya, toujours très tranchant!

 

L'une des plus belles sessions du festival : celle du Londonien, King Alpha!

L’une des plus belles sessions du festival : celle du Londonien, King Alpha!

 

King Alpha, aussi énergique que ses sélections tapageuses!

King Alpha est aussi énergique que ses sélections sont tapageuses!

 

Dans le Dub Club et sur la sono à tubes de Chalice sound system, Alpha & Omega avec Christine Woodbridge et Jonah Dan!

Dans le Dub Club et sur la sono à tubes de Chalice sound system, Alpha & Omega avec Christine Woodbridge et Jonah Dan, envoient du lourd! Ce n’est pas une surprise.

 

Alpha et Omega sans la basse!

Alpha & Omega sans la basse!

 

Un ampli à lampes du system de Chalice, venu de Lille.

Un ampli à lampes du system de Chalice, venu de Lille.

 

Drapeaux et sono de Mungo's dans la Sound Meeting Arena!

Drapeaux et sono de Mungo’s dans la Sound Meeting Arena!

 

Les chanteurs Charlie P et YT en soutien de Mungo's Hi-Fi.

Les chanteurs Charlie P et YT en soutien de Mungo’s Hi-Fi.

 

Mungo's Hifi.

Mungo’s Hifi.

 

YT pon the mic!

YT pon the mic !

 

Goldie Locks et Pupajim!

Goldie Locks et Pupajim!

 

Stand High Patrol.

Stand High Patrol au complet!

 

Les Bretons mettent le feu à l'arène!

Les Bretons mettent le feu à l’arène!

 

La chanteuse Marina P au micro.

La chanteuse Marina P au micro.


Dimanche 12 juillet :

 

L'installation des sound systems le matin même!

L’installation des sound systems le matin même dans la Sound Meeting Arena.

 

Le sound de King Shiloh n'est pas encore monté.

Le sound de King Shiloh n’est pas encore monté.

 

La Sound Meeting Arena reste le point névralgique du festival, c'est aussi le plus grand chapiteau.

La Sound Meeting Arena est le point névralgique du festival et son plus grand chapiteau.

 

Pas mal de monde dès l'après-midi dans l'Outernational Arena pour écouter Paul Axis, les Nantais de Musically Mad, l'Italien Rootikalist Jakoo, Ras Digby et le chanteur Martin Campbell! 100% roots session!

Pas mal de monde dès l’après-midi dans l’Outernational Arena pour écouter Paul Axis, les Nantais de Musically Mad, Rootikalist Jakoo, Ras Digby et le chanteur Martin Campbell! 100% roots!

 

Le collectionneur Rootikalist Jakoo a régalé le public avec ses sélections pointues.

Le collectionneur Rootikalist Jakoo a régalé le public avec ses sélections pointues.

 

Dans le Dub Club, sur la sono de Jah Marshall, le Japonais Mighty Massa a donné une leçon de sélection au festival. Peut-être la meilleure session du Dub Camp 2015?

Dans le Dub Club, sur la sono de Jah Marshall, le Japonais Mighty Massa a donné une vraie leçon de sélection au festival. Peut-être la meilleure session dub du Dub Camp 2015?

 

Migthy Massa sélecte avec CD gravés.

Migthy Massa sélecte avec CD gravés.

 

Ras

Ras Iyiapo, habituellement avec Jah Marshall, se charge de faire le MC pour Mighty Massa.

 

DUB CAMP J3-38

La « garde rapprochée » de Migty Massa skank parmi les massives du Dub Club Arena! Japonese skankers.

 

Les deux stacks de Jah Marshall. L'un des meilleurs systems du festival.

Les deux stacks de Jah Marshall ont dégagé une belle puissance sonore.

 

Basé entre Paris et Amsterdam, le crew Jah Marshall a joué en début d'après-midi, puis entre les sessions de Mighty Massa et de Jah Shaka. Serious seslections!

Basé entre Paris et Amsterdam, le crew Jah Marshall a joué en début d’après-midi, puis entre les sessions de Mighty Massa et de Jah Shaka. Serious selections !

 

Toujours dans le Dub Club, Jah Shaka a ensuite pris le relais pour une session de cinq heures!

Toujours dans le Dub Club, Jah Shaka a ensuite pris le relais pour une session de cinq heures!

 

Concentré, le Zulu Warrior est parti pour une session mémorable...

Concentré, le « Zulu warrior » est parti pour une session mémorable…

 

 

 

La merveille de Axis Valv-A-Tron sound system dans l'Outernational Arena.

La merveille de Axis Valv-A-Tron sound system dans l’Outernational Arena.

 

Même avec un seul mur, ce system dégage une puissance sonore suffisante.

Même avec un seul mur, ce system dégage une puissance sonore largement suffisante.

 

Le selecta made in London, Ras Digby a mis le feu dans l'arène!

Le selecta made in London, Ras Digby a mis le feu dans l’arène!

 

Ras Digby, le "Revival Champion" avait déjà joué en France. C'était en 2013, à Paris avec Jumbo Rock sound system.

Ras Digby, le « Revival Champion » avait déjà joué en France. C’était en 2013, à Paris avec Jumbo Rock sound system.

 

Paul Axis et le chanteur Martin Campbell, deux rootsmen anglais de premier plan!

Paul Axis et le chanteur Martin Campbell, deux rootsmen anglais de premier plan!

 

Martin Campbell a chanté ses anthems comme

Martin Campbell a chanté ses anthems comme « Ignorance and poverty » ou « Wicked Rule », en last tune. Regardez le premier ici.

 

Pendant le live de Campbell, Paul Axis prépare sa sélection pour son second passage!

Pendant le live de Martin Campbell, Paul Axis prépare sa sélection pour son second passage!

 

Dans le Sound Meeting Arena, Lion Roots et Ras Mykha sont au contrôle!

Dans le Sound Meeting Arena, Lion Roots et Ras Mykha sont au contrôle!

 

De gauche à droite, Stef Lion, Jah Tool et Ras Mykah pour Lion Roots.

De gauche à droite, Stef Lion, Jah Tool et Ras Mykha pour Lion Roots.

 

Joli visuel pour King Shiloh!

Joli visuel pour King Shiloh!

 

 

L'inoxydable Bredda Neil au contrôle du sound d'Amsterdam!

L’inoxydable Bredda Neil au contrôle du sound d’Amsterdam!

 

Selecta et opérateur!

Selecteur et opérateur!

Robert Tribulation et Jimmy Ranks pour Word Sound & Power!

Robert Tribulation et Jimmy Ranks pour Word Sound & Power!

WSP mène la danse en jouant les sélections les plus radicales !

WSP mène la danse en jouant les sélections les plus radicales !

 

Oui c'est bien Ranking Joe qui assure au micro!

Oui c’est bien Ranking Joe qui assure au micro!

 

Le stack vert jaune rouge de Lion Roots est venu de Cannes pour l'occasion!

Le sound system vert jaune rouge de Lion Roots est venu de Cannes pour l’occasion!

 

Le verso d'un mur de King Shiloh.

Le verso d’un mur de King Shiloh.

 

Word Sound & Power sound system.

Word Sound & Power sound system.

 

Lion Roots sound system.

Lion Roots sound system.

 

Le magnifique plafond étoilé du Sound Meeting Arena!

Le magnifique plafond étoilé du Sound Meeting Arena!

 

La sono de Jah Marshall est la dernière du festival à fonctionner...

La sono de Jah Marshall est la dernière du festival à fonctionner dans le Dub Club Arena!

 

Parce que Monsieur Shaka a décidé de faire durer le plaisir en prolongeant sa session de 22 minutes! "Still next year", a-t-il déclaré au micro, en coupant le son à contrecoeur.

Parce que Monsieur Shaka a décidé de faire durer le plaisir en prolongeant sa session de 22 minutes! « Still next year », a-t-il déclaré au micro, en coupant finalement le son à contre-cœur sous la pression des organisateurs.


 

Retrouvez le reportage sur les danses de Kebra Ethipia au Dub Camp ici :
http://musicalechoes.fr/2015/07/dub-camp-report-1-les-cours-de-danse-steppas-de-kebra-ethiopia-sound/

Retrouvez le reportage photos sur toutes les sonos du Dub Camp 2015 ici :
http://musicalechoes.fr/2015/07/dub-camp-festival-report-2-14-sonos-plus-de-cent-scoops-this-is-sound-system-culture/

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