Sainté Dub Club #2 : toute la diversité du dub français réunie en une seule soirée !

Vendredi 12 février, l’association FACE B avait préparé un line-up alléchant pour le public stéphanois. On retrouvait en effet Step-Art feat. Marina P, le jeune producteur Panda Dub, le taulier Brain Damage, (à domicile!) et les Provençaux de Welders Hi-Fi équipés de leur sono de huit scoops ! Retour sur cette grosse session bien variée sur « Musical Echoes » !

Reconnaissable entre mille, la sono des Welders Hi-Fi a fait le déplacement depuis le Vaucluse.

Reconnaissable entre mille, la sono des Welders Hi-Fi a fait le déplacement dans la Loire depuis le Vaucluse.


Annoncé complet depuis la veille, ce deuxième rendez-vous du Dub Club était attendu de pied ferme par les massives ! Quand les Welders Hi-Fi commencent à jouer à 22h, il y a déjà pas mal de monde à l’extérieur qui attend de pouvoir rentrer. La session commence tranquillement et Albah nous gratifie d’une sélection roots steppa alors que Jo, à la control tower, a déjà l’air très en forme!

Déjà vu au Télérama Dub Festival, Step-Art prend les commandes accompagné de la talentueuse Marina P vers 23 heures. Si le set est relativement court ( à peine une heure), cela ne l’empêche pas d’être efficace! Avec quelques titres issus de son premier album My Homeys comme le morceau « Homeland » ou une version remixée de Chinatown, Marina P enchante le public sur une tune très rub-a-dub style.

Après le classique « Rainy City Blues » de Stand High, Step-Art joue une dubplate bien heavy de Pupajim! Mais il faut déjà laisser la place, et c’est avec une terrible dubplate de Gorgon Sound avec le chanteur brésilien Junior Dread que le producteur termine son set (écoutez ici).

À minuit, changement de plateau puisque c’est au tour de Brain Damage de prendre le relais. Si ses lives sont des voyages musicaux  et intemporels, ce sont également des spectacles visuel comme c’était déjà le cas avec Vibronics sur le projet Empire Soldiers. C’est donc sur la scène du Fil Smac que l’on retrouve le Stéphanois pour nous présenter son dernier album sorti à l’automne dernier, Walk the Walk (lire la chronique ici).

Martin Nathan jouait à domicile à Saint-Etienne ce soir là.

Martin Nathan jouait à domicile à Saint-Etienne ce soir là.


Le dubber commence en douceur avec Willi Williams et « Pray Fi Di Roots » ou le vétéran rockers Kiddus I. Bien que ces morceaux roots ont un tempo relativement lent, ils sont largement dynamisés par le rendu sonore excellent du système son de la salle. Les basses sont puissantes, les skanks incisifs, le tout mixé parfaitement par Brain Damage. Le « Do You Remember » de Sir Jean ou encore « Sufferation » de Parvez, devenus des classiques, sont toujours autant énergiques et suivis de leurs versions dubs déjantées! La fin du set est très warrior avec une terrible reprise du « Genetic Weapon » de Tena Stelin (2001, déjà) ou du dévastateur « The Armies of Darkness » feat. Madu Messenger. Boom !
Après une pause à 1h30, on retourne sur la sono des Welders Hi-Fi où c’est Panda Dub qui nous livre un set très heavy dub! Après une remarque sur les lumières : « On est en session pas en club ! », le Lyonnais enchaîne efficacement les tunes extraites de son dernier album The Lost Ship et d’autres classiques comme le « Politik » de Shanti D meets Mayd Hubb (écoutez ici).

Panda Dub au micro.

Panda Dub au micro.

Quelques dubplates bien dangerous dans un style à la O.B.F finissent de mettre le jeune public en transe! Même si à la fin, le set tend vers la hardteck/dub où le surplus de basses se fait sentir, Panda Dub conclut finalement  son live avec l’une de ses anciennes productions.

Après ce cataclysme sonore, le crew avignonnais décide de faire retomber la pression avec un roots bien sentie de Billie Joe Morgan « Stop Them », repressé récemment. Quelques petites surprises notamment avec un remix du « Don’t want to be a general » de Denis Brown ou cette dubplate de Moa Anbessa déjà jouée par les plus grands sounds en Europe.

C’est déjà l’heure de la last tune et c’est avec la prochaine release Welders Records que se termine cette belle session : un instrumental warrior style de Massive Dub Corporation meets Jo Welders, intitulé « Wild World » et dont la sortie vinyle est imminente.

Pari gagné donc pour cette deuxième édition du Sainté Dub Club, qui a réussi à réunir plusieurs courants assez différents mais complémentaires de la culture dub française (y compris le sound system), lors d’une seule et même belle session !

Reportage : Musical Echoes (textes et photos : Robin M.).

 

Le producteur parisien Step-Art au contrôle.

Le producteur parisien Step-Art au contrôle.

 

Brain Damage a présenté à son public les titres de son dernier album, Walk to walk.

Brain Damage a présenté à son public les titres de son dernier album, Walk to walk.

 

L'énergie déployée en live par Martin est toujours communicative sinon contagieuse.

L’énergie déployée en live par Martin est toujours aussi communicative sinon contagieuse.

 

Venu en voisin, le producteur lyonnais Panda Dub a envoyé du dub parfois presque techno.

Venu en voisin, le producteur lyonnais Panda Dub a envoyé du dub pour le moins rythmé.

 

Les Provençaux Welders Hi-Fi, Albah et Jo, ont terminé la session, aux manettes de leur puissant sound system !

Les Provençaux Welders Hi-Fi, Albah et Jo, ont terminé la session, aux manettes de leur puissant sound system !

 

L'opérateur, Jo des Welders, reste attentif devant la control tower pendant toute la session.

L’opérateur, Albah des Welders, reste attentif devant sa control tower pendant toute la session.