Indy Boca et Moa Anbessa enflamment la péniche Audrey pour la Conscious Skanking #8 !

Samedi 7 mai, une belle douceur pré-estivale flottait dans l’air. Un plaisir donc de prendre le chemin des quais du bord de la Seine où la péniche Audrey accueillait l’avant-dernière Conscious Skanking de la saison. Du lourd au menu puisque le sound system Indy Boca recevait le crew italien, Moa Anbessa, pour leur première session parisienne. « Musical Echoes » ne pouvait pas louper ça et vous raconte cette nuit de sound system surchauffée !

Moa-12

Après un joli warm up assuré par les collectionneurs Dodo et Franciscoop, Indy Boca prend le contrôle de sa sono vers minuit. Une lourde pression sonore ne tarde pas à se propager dans la péniche et les crew joue déjà des productions très dansantes et énergiques ! La chaleur est moite dans la pénombre de la cale où les skankers s’en donnent à cœur joie et dansent déjà dans tous les sens.

C’est qu’il faut se mettre au très haut niveau des invités de la nuit : le sound de Venise Moa Anbessa qui joue pour la toute première fois à Paris ! Il était grand temps alors que les Italiens ont commencé leur activité musicale au début des années 2000.
Ces derniers s’emparent de la control tower vers 2 heures, Buri, le producteur est à la sélection et l’opération, Imo est au micro et le duo bien rodé ne va pas tarder à faire des dégâts !

Les massives habitués aux sessions sound system connaissent évidemment leurs releases propagées via le label du même nom et jouées par les grands sounds UK et européens. Ainsi beaucoup réclament des pull’ up sur les déjà classiques « Jah Jah thanks you » de Don Diego ou « Jah Calling » de Jules-I. Fraîchement sorti fin avril, l’anthem « Jah ah di best » (regardez ici) déchaine aussi le public qui hurle également son bonheur vers 2 heures quand les Italiens sélectent le fameux « This Fondation » de Prince David, morceau pas encore sorti, mais déjà joué par les plus grands sounds, Aba Shanti-I en tête (regardez ici) !

Mais Moa Anbessa a aussi bien d’autres productions plus rares à jouer, à l’instar de ce maître remix du sublime « Purify your heart » de Johnny Osbourne. S’attaquer à un tel classique n’était pas chose aisée et la formation réussit le tour de force de respecter l’original en le modernisant grâce à ses basses obèses et un riddim tonitruant (regardez ici).

« Artillerie lourde »

Au terme d’un set de plus de deux heures, Moa Anbessa a retourné la péniche avec des sélections tout à la fois rythmées et très mélodieuses. En surchauffe, un ampli du system cesse d’ailleurs de fonctionner et fait perdre deux scoops de basse à Indy Boca qui prend le relais derrière. Le sound local enchaîne bien malgré tout avec « Unitone » feat. Idren Natural au micro ou encore une prod de King Earthquake feat. Sandeeno !

Sur une magnifique instru signée Jerry Lions, le chanteur Jacko entonne son « Money Money » pour un résultat concluant (regardez ici). Également dans les parages, Imanytree s’empare lui aussi du micro pour quelques impros. La pression ne retombe pas avec une grosse tune de Dan I Locks coproduite par Indy Boca et Akash d’Iration Steppas qui était à l’affiche de la Conscious Skanking #4 ou encore, « Bee robot » d’Indy Boca et Footprint dans un style orientalisant et massif (regardez ici) !

A 4h25, le dub fi dub s’annonce bien chaud, il sera mémorable ! Buri de Moa Anbessa envoie l’une de ses compositions qu’il n’a même pas pris la peine de nommer : peut-être le meilleur riddim de la soirée, en tout cas le plus entêtant (écoutez ici) ! Derrière, un big remix du fameux « Rockfort Rock » vaut aussi le détour…

C’est ensuite le moment choisi par Indy Boca pour sortir l’artillerie lourde en last tune : la prochaine release de King Alpha à paraître sur Roots Revelation. Un stepper ultra massif qui dévaste tout sur son passage (regardez ici) !  Les lumières se rallument pour la dernière de Moa Anbessa, bien nommée « Give me di vibes » (regardez ici). Des vibes justement Indy Boca et Moa Anbessa en ont distribuées généreusement toute la nuit, dans un style musicalement assez proche. Et malgré quelques avaries sur le sound system, la péniche Audrey a nouvelle une fois vibré jusqu’à l’aube dans un bel esprit d’unité.

Reportage : Musical Echoes.
Textes : Emmanuel « Blender » / Photos : Tom « Tsoham ».
Vidéos : Sistamed.

 

Imo de Moa Anbessa au micro.

Imo de Moa Anbessa au micro.

 

De passage sur la péniche, Imanytree, a pris le micro pendant le set d'Indy Boca.

De passage sur la péniche, Imanytree, a pris le micro pendant le set d’Indy Boca.

 

Moa-4

Après la session de Moa Anbessa, un ampli a bien surchauffé, coupant l’alimentation de deux scoops… Rien de cassé au final, mais la danse doit se terminer avec un sound system amputé en basses.

 

Jacko

Jacko au micro (à droite) et Amir, opérateur d’Indy Boca sound system.

 

Amir et Alex au micro pour Indy Boca.

Amir et Alex au micro pour Indy Boca.

 

Amir et Alex

Buri, producteur, sélecteur et opérateur de Moa Anbessa !

 

L'Italien a régalé la pénich

L’Italien a régalé la péniche, notamment grâce à ses propres productions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moa Anbessa at the control !

Moa Anbessa at the control !

 

Pendant le dub fi fub, Indy Boca et Moa Anbessa ont enchaîné deux tunes chacun.

Pendant le dub fi fub, Indy Boca et Moa Anbessa ont enchaîné deux tunes chacun.

 

La platine a un peu tourné, notamment en début de session.

La platine a un peu tourné cette nuit-là, notamment en début de session.

 

Indy Boca sound system.

Indy Boca sound system.

Un stack suffit pour sonoriser la péniche.

Un stack suffit pour sonoriser la péniche.

 

Deux scoops sur tois n'étaient plus alimentés après le set de Moa Anbessa !

Deux scoops sur trois n’étaient plus alimentés après le set de Moa Anbessa !

 

Tous les acteurs (artistes, bénévoles...) de cette session réunis avec de notamment, de nombreuses

Tous les acteurs (artistes, bénévoles…) de cette session réunis avec notamment, de nombreux associatifs de la « famille » Adubtion.