Stand High Patrol fête les 35 ans du New Morning avec un live très mélomane! (+ extrait audio)

Tête d’affiche de la dernière édition de la soirée New School dans la mythique salle parisienne du New Morning, le crew brestois a proposé un live audacieux et explosif où ses nombreuses influences se sont enchaînées avec le plus grand naturel et la volonté de décloisonner les genres. Un concert rare dont « Musical Echoes » vous offre un extrait audio en exclusivité! 

La salle du New-Morning dans le 10e arrondissement de Paris affichait sold out samedi dernier. Photo :

La salle du New Morning dans le 10e arrondissement de Paris affichait sold out. Photo : Valentin Campagnie.

Un mélomane est un grand amateur de musiques et c’est semble-t-il d’abord avec cette casquette que Stand High Patrol est venu fêter l’anniversaire du New Morning, haut lieu des concerts de black music et surtout de jazz de la capitale, samedi 19 novembre dernier. Joliment introduit par l’éclectique DJ Elwood, SHP a joué quelques-uns de ses classiques en vitesse au début de son concert, juste comme ça, histoire de chauffer une salle remplie et déjà acquise à sa cause. Le producteur parisien Stepart qui sort bientôt son premier album, se chargera quant à lui de la troisième partie, avec l’appui fréquent de la chanteuse Marina P au micro.

Pas de sound system ici, mais ce n’est pas si grave. Moins de décibels et de vibrations certes, moins de sensations physiques peut-être, mais la sono de la salle suffit amplement à restituer ce qui est bien plus « du son » et des « basses ». Ce qui se joue ce soir est autre chose. C’est de la musique contemporaine, libre et insoumise. Stand High appelle ça du « dubadub » et c’est peut-être la première fois que la définition est aussi limpide à nos oreilles : du dub et bien plus encore, du dub et bien d’autres styles…

Le dubadub, c’est par exemple cette dubplate d’Ini Kamoze dédicacé « aux enfants des années 80 » par Pupajim, moins nombreux ce soir-là que ceux des années 90 biberonnés à la culture numérique et qui ne connaissent sans doute pas le hit interplanétaire « Here come the Hotstepper ». C’est aussi ce special de Johnny Clarke balancé au bout d’une demi-heure : le chanteur jamaïcain se pose sur une rythmique électro très deep tout en finesse pour un résultat déconcertant…

Pupajim très tranchant au micro.

Pupajim, très tranchant au micro.

C’est encore ce morceau OVNI, « énormément inspiré du jazz », introduit par des claviers psychédéliques et dont le rythme s’évanouit pour laisser place à des caresses de caisse claire typiquement jazz complétées par la trompette de Merry...
L’audace, le contre-pied encore et toujours. Du hip hop, du footwork, du gros reggae digital ou les productions house de Jeanville, plus connu sous le nom de Mac Gyver, l’opérateur de Stand High alors que Pupajim passe du chant au flow avec de plus en plus d’aisance sur n’importe quelle rythmique…

La sélection donne aussi à entendre quelques instrumentaux bien warrior style qui mettront tout le monde d’accord, y compris les aficionados de dub pur. Tout autant d’ailleurs que ces deux tueries du crew genevois NS Kroo récemment sorties sur le label Stand High Records : « Fit » et le tonitruant « Mono/Poly Dub » en avant-dernier tune sur lequel Pupajim reprend les paroles de « Riddim Rider » pour une fin de live en apothéose…

C’est d’ailleurs une spécialité chez Stand High : reprendre les lyrics d’un morceau pour les recaler sur un autre riddim histoire de ne jamais jouer la même chose et de brouiller encore un peu plus les pistes. Le résultat pourrait être justement brouillon et inaudible, mais c’est exactement l’inverse qui se produit ici. Les différences influences sont parfaitement digérée, associées et remixées pour finalement produire un live homogène, guidé par cette seule idée directrice : ne rien s’interdire. Un mot d’ordre d’autant plus facile à assumer quand le plaisir du risque est partagé par le public dans une salle mythique qui fêtait ses 35 ans d’audace. Avec Stand High, Elwood et Stepart, cette dernière a trouvé les artistes idéaux pour partager toute son ouverture d’esprit musicale.

Reportage : Musical Echoes.

Textes et enregistrement : E.B. / Photos : Valentin Campagnie.

Écoutez la fin de ce live ici :


*Retrouvez Stand High Patrol en sélection lors de la Stand High Discothèque, le 17 décembre à Plougonven (29). >>> Gagnez deux places pour cette session en envoyant un mail (à musicalechoes@gmail.com) et en partageant cet article sur Facebook.

DJ Elwood a assuré aux platines en première partie de plateau avec des sélections groovy venues des quatre coins de la planète.

DJ Elwood a assuré aux platines en première partie de plateau avec des sélections groovy venues des quatre coins de la planète.

 

Rootystep au contrôle de la sélection pour Stand High.

Rootystep au contrôle de la sélection pour Stand High.

 

Les visuels de Kazy projetés derrière la scène.

Les visuels de Kazy projetés derrière la scène.

 

Merry apporte un vrai plus au live avec sa trompette.

Merry apporte un vrai plus au live avec sa trompette.

 

Rootystep au contrôle.

La « Sound Effects » SEG 1.

 

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L’opérateur Mac Gyver et Pupajim devant une salle qui affichait complet.

 

Selecta et opérateur concentrés.

Selecta et opérateur concentrés.

 

De gauche à droite, Mc Gyver, Pupajim et Rootystep.

De gauche à droite, Mac Gyver, Pupajim et Rootystep.

 

Pupajim au micro s'amuse de plus en plus à caler les paroles

Pupajim au micro s’amuse de plus en plus à chanter les paroles d’un morceau sur le riddim d’un autre morceau…

 

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Après le live de Stand High, le producteur parisien Stepart a conclu la soirée avec un set tournée vers la bass music.

 

Stepart a joué quelques morceaux de s

Stepart a dévoilé quelques morceaux de son premier album, Playground, qui doit sortir en ce mois de décembre sur Stand High Records.

 

Le dub builder était accompagnée par la chanteuse Marina P sur quelques tracks...

Le dub builder était accompagnée par la chanteuse Marina P sur quelques tracks...

 

Pupajim est également remonté sur scène pour lui prêter main forte.

Pupajim est également remonté sur scène pour lui prêter main forte.