Paris Dub Session #15 : King Earthquake flirte avec les limitations sonores pendant deux heures de sélection !

Vendredi 16 février signait le retour de le Paris Dub Session, quinzième du nom. Avec un invité prestigieux au Glazart  sur le sound system du Boom Boom : Errol « Arawak » aka King Eartquake. Problème, le monsieur veut jouer plus fort que la limitation en vigueur… Pas du goût de l’ingénieur du son présent ce soir-là. Voici la quasi totalité de sa session en audio pour l’écouter au volume de votre choix. 105 dB voire plus pour ceux qui sont équipés. 

King Earthquake parle beaucoup au micro et n’hésite pas à présenter ses titres, même les unreleased. Photo : Tom « Tsoham ».


C’est l’histoire d’un jeu du chat et de la souris qui a duré plus de deux heures. Soit toute la durée de la session d’Errol Arawak, pas venu de Birmingham pour animer un goûter d’anniversaire. Sûr qu’après deux heures de chauffe brillamment assuré par le Boom Boom Collective, l’autoproclamé « roi du tremblement de terre » se passerait bien de préliminaires et envoie vite ses premiers scuds comme une version boostée de son hit « Power Pack » ou encore la toute nouvelle production de Bredrin Records qui doit sortir en mars.

Problème, avec les six scoops affûtés et réunis en un seul et même stack dans une cette salle très basse, le compteur de décibels est vite dans le rouge. Les aigus chatouillent les oreilles dont celles d’un ingénieur qui viendra très vite demander une baisse de volume. « It’s a tragedy », dramatise un tantinet le « king » qui se plaint au micro d’une limite sonore à 95 dB en France (c’est en fait 105 dB linéaire, bientôt 102 dB) et s’excuse auprès du public « de ne pas définir les règles de cette salle » alors « qu’une licence est en jeu ce soir-là ».


C’est donc parti pour quelques morceaux de roots à volume raisonnable (pour « rééduquer le public européen ») avant que, sans crier gare, Errol ne remonte soudainement le niveau sonore sur un gros stepper progressif, en l’occurence le « From near to far » de Higher Medidation, puis d’autres douceurs dans la même veine… Nouvelle intervention d’un « ingé son » de plus en plus excédé et qui menace de fermer tout bonnement la danse selon les dires du soundman.

S’en suit alors une alternance répétée de morceaux UK dub bien warrior et de perles roots, gravées sur acétate à l’origine. Les décibels varient toujours autant et quand King Earthquake sélecte un méchant Iration Steppas unreleased à plein volume vers 4h30, les membres du staff ne réagissent même plus, comme résignés. Errol les a tous eu : à l’usure, roublard comme jamais, baissant juste ce qu’il faut en fin de track.

Reste que ce dernier ne fait pas de zèle, écourtant une last tune qui s’annonçait pourtant dantesque. Voudrait-il laisser le public sur sa faim ? Une mesure de représailles vite oubliée puisque le BBC crew reprend la main derrière avec le remix de « Glowing Fire » d’High Tone par Vibronics et d’autres boom tunes jusqu’à l’aube. Clôturant ainsi une drôle de session pleine de variations sonores, mais toujours explosive en termes de sélections choisies.

Reportage : Musical Echoes.
Photos : Tom « Tsoham » / Textes et enregistrement : E.B. 

Réécouter la quasi totalité de la session de King Earthquake ici :

 

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