Le Kilowatt Dub Fest raconté sans détour par l’un de ses bénévoles !

Pour sa première édition, le Kilowatt Dub Fest frappait fort d’entrée avec une jolie programmation dédiée à la scène dub française (outre Young Warrior), mi-juin à Vitry-sur-Seine (94). Yan, bénévole pour le week-end, vous en livre sa version et elle est plutôt drôle ! 

Le sound system parisien High Bass, sonorisait le Dub Corner avec l’Upfull Posse, Soul Stereo et plusieurs chanteurs.


En préambule sachez que l’article qui va suivre exprime le point de vue totalement partial d’un bénévole préposé aux toilettes sèches du festival, plus précisément à vider les cuves de merdes quand elles sont pleines. Il en faut.
Maintenant que c’est dit, bienvenue au Kilowatt, face à l’ancienne usine EDF de Vitry-sur-Seine, pour un tout petit festival avec une grosse affiche : Weeding Dub, Kanka, Young Warrior, Ackboo… Connaissant un peu l’Assoc’ Kipik, qui a investi cette friche du 94 après des années de galère, je suis encore stupéfait de voir tout ce qu’ils ont dans leur cartons. Samedi 16 juin, on y trouvait 3 scènes très différentes qui cohabitaient sur un espace réduit, mais sans que les festivaliers ne se marchent dessus.

J’ai trouvé ma team en fin d’après-midi, posée devant le Corner où Soul Stereo égayait le peuple sur la sono d’High Bass. Les chiottes sont juste derrière, excellente nouvelle. Ici, le son ne s’arrêtera pas avant le petit matin, le collectif Upfull Posse prenant le relais dans la nuit. Le son est bien rond et bien bon, bien que les basses fasses vibrer les Algecos un peu plus loin. Ça faisait longtemps que je n’avais pas skanker en plein air alors que c’est ça la vraie vie !

« Pensons aux poètes »

Sur la scène principale, la nuit commence avec le set d’Ackboo, jouant son dernier album en live, accompagné de Ras Mykha au mic, dont vous pouvez trouver la critique ici même.  Profitons de cette lumière médiatique pour un petit appel à Ras Mykha : est-il possible de trouver ton livre pour enfants à moins de 300 balles ? Ça a l’air parfait pour éduquer mon filleul, mais les trucs de collectionneur me fatiguent.

Bref, outre cet aparté, j’apprécie ces quelques les poids lourds du dub français cités plus haut sont venus faire vibrer notre grand chapiteau, sur la très belle sono de Dawa Hi-Fi. Non, le chapiteau ne vibre pas vraiment, c’est une vue de l’esprit. Par contre, sans être le plus pur des puristes, je trouve qu’il résonne, il renvoie du son en décalé, ce qui donne un effet brouillon dès qu’on s’éloigne de la sono de plus de cinq mètres. Pourquoi s’éloigner de la sono, c’est une autre question (et je ne sais pas y répondre).

Posée un peu plus loin, une grande boîte en métal arrondie éclaire la nuit de son enseigne lumineuse : L’Oasis. C’est un bal monté des années 60, plus kitch qu’une fête foraine, et c’est la scène live du Kilowatt. On y trouvait entre autres Echo Doppler KillaSoundYard et Highly French Dub, très photogéniques en costumes de la fête des morts mexicaine, pour peut-être le son le plus perché du festival. Jouons-là honnête : je suis un stepper addict, je rentre plus facilement en transe sur des basses physiques que sur des instrus trippées… Mais bon, pensons aux poètes, Jah nous le rendra.

Il n’y avait pas une foule immense dans ce festival, mais l’orga était contente, elle sait qu’il faut du temps pour aménager une halte fréquentée sur la route du dub. Personnellement, je dirais qu’il manquait les shops de vinyles et autres endroits où partager la dub culture. Après, si ça reste relativement intimiste, ça me va. En tout cas je vais continuer à les aider, quitte à vider la merde, voire à écrire des articles ici même s’il le faut. ♦

Yan C. 

Regardez une galerie de photos (crédits : Sylvain Lefeuvre et Théo Bourgeot) du Kilowatt Dub Fest ici :

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