Dub Camp Launch Party à Nantes : focus sur le démontage des sound systems de King Shiloh et Iration Steppas + enregistrement audio de toute la session !

Samedi 13 avril, se tenait la Launch Party du Dub Camp à venir cet été (voir la programmation ici). Les deux salles du Stereolux accueillaient ainsi les groupes français Zenzile, Brain Damage et Kanka d’un côté et un meeting sound system de l’autre avec King Shiloh et Iration Steppas. En exclusivité, retrouvez ici les photos du démontage des sonos après la danse, ainsi que l’enregistrement audio complet de cette session épique !

À peine la last tune terminée que les boxmen grimpent sur les stacks pour les démonter ! Photo : Thomas Planchais.

Le silence est presque troublant. Après plus de six heures à plus d’une centaine de décibels quasiment non-stop, les sound systems se sont tus au beau milieu de la nuit. Il est presque 4 heures du matin et l’immense cube de béton que constitue la salle maxi de Stereolux est désormais aussi silencieux qu’une cathédrale.

Les derniers danseurs, les oreilles sifflantes, sont gentiment guidés vers la sortie par les membres de la sécurité et après quelques selfies souvenirs à l’initiative de Mark Iration et sa perche, s’ouvre un drôle de balai.
Dans l’ombre des selectas et des vocalistes pendant toute la session, une armée de boxmen entre alors en scène et démembrent efficacement les sound systems montés quelques heures plus tôt. Ils ont une heure chrono pour évacuer la salle.

D’abord le matériel audio (platines, préamplis, effets…), ensuite, les câbles qui relient les control towers aux speakers sont rangés dans leur caisse et enfin : les quatre stacks sont efficacement démontés, box après box, pavillons d’aigus, médium et enfin caisson de basse sont portés à bout de bras et empilés sur des plateaux roulants. Avant d’être chargés dans les camions de location qui dorment sur le parking.

« Loin d’être une sinécure, le sound system est une vraie gageure » 

Il faut plusieurs hommes, parfois jusqu’à quatre, pour venir à bout d’un mur : deux pour soulever les boxes au sommet et deux autres pour les réceptionner en bas et les poser sur les plateaux. Des efforts répétés peu après au moment du chargement des véhicules et une nouvelle fois, à l’arrivée à destination, bien plus tard le lendemain après une longue journée de route. Amsterdam est à près de 900 km de là, Leeds à plus de 1100 km, sans compter la Manche à traverser… Mis bout à bout, ce sont en fait plus de plus de deux jours d’efforts qui sont nécessaires aux deux crews pour le bon déroulement d’un simple session de six heures.

Ceux qui ont été choqués par la réaction virulente de Mark Iration à l’endroit d’un spectateur qui s’est permis de toucher son matériel en pleine session (écoutez l’audio à partir de 3h32″33 ), devraient aussi prendre en compte tous ces paramètres et réfléchir un minimum à l’envers du décors. Car loin d’être une sinécure, le sound system est une vraie gageure pour ceux qui le transportent, l’installent, le câblent, le démontent…

Et la moindre des choses, c’est de le respecter comme un « temple » sacré pour paraphraser le soundman anglais. Non pas seulement pour les idées de paix et d’unité qu’il véhicule et la musique divine qui en sort, mais surtout pour les efforts innombrables que son installation nécessite avant même de produire le moindre son. ♦

Écoutez l’enregistrement de toute la session ici : 

Regardez des photos prises pendant la last tune de King Shiloh ici : 

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Les boxes sont toutes numérotées et transportées sur roulettes.

 

Regardez les photos du démontage des sonos d’Iration Steppas et de King Shiloh ici :

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Reportage : Musical Echoes (textes et enregistrement : E.B / Photos : Thomas Planchais). 

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