Dub Camp festival 2019 : la fin de session marathon de Channel One sound system en audio et vidéos !

Pour le dernier jour du festival, dimanche 14 juillet, le Dub Camp accueillait le sound system londonien pour un marathon de 8h30 de sélections dans la plus pure tradition carnaval de Notting Hill. Revivez la fin de cette session historique grâce à notre enregistrement audio exclusif et dix belles vidéos immersives tournées par Luc As ! Rewind

Mikey Dread, impassible et concentré à la sélection et l’opération du sound. Photo : Luc As.

À quoi tiennent l’osmose, la communion ou l’embrasement d’une assemblée ? À une avalanche de sirènes pendant une minute pour introduire un nécessaire pull up sur la dubplate « Abyssinia » de The Disciples par exemple. Aux trois pull up successifs de la last tune dont le riddim organique et sauvage risque d’en hanter plus d’un(e) pendant quelques mois… Sélecter, opérer, animer, jouer le meilleur reggae qui soit, Mikey Dread, Ras Kayleb et leur crew font ça mieux que personne depuis quatre décennies. C’est tout simplement leur métier et c’est avec naturel et humilité qu’ils nous demandent, à la fin de leur prestation, « Did you have a good time ? ». – « Oui, merci, nous avons passé du bon temps en effet…». Plus de 8 h 30 de musique d’affilée, c’est l’équivalent d’une journée pleine de travail. Trois si l’on compte l’avant et l’après session.

Pour le public, ce n’est que régal pour les oreilles et vibrations à l’unisson au gré des tunes de l’impassible Mikey Dread. Mais c’est aussi un moment de partage, comme suspendu hors du temps, où chacun oublie ses petits (ou gros) tracas du quotidien pour se concentrer et se donner pleinement à la musique. Cette dernière apaise les mœurs, dit-on. Celle jouée par Channel One ce jour-là fait un peu plus que ça : elle répare les âmes en peine et les corps fatigués (voire déglingués) par trois ou quatre jours de festival. Portés par les vibrations de plus en plus implacables, les jambes et les bras battent la mesure tout naturellement, pour finir par skanker dans tous les sens quand le tempo s’accélère. Un moment de grâce collectif où la musique et ses ondes positives sont bien le seul métronome de toute une communauté de danseurs.♦

Texte et enregistrement : E.B. / Vidéos : Luc As. 

► Écoutez les deux dernières heures de cette session ici :

 

► Regardez la vidéo de la first last tune ici :

 

► Regardez la vidéo de la sélection d’une dubplate (« Abyssinia ») de Russ Disciples ici :

 

► Regardez la seconde last tune ici :

 

► Regardez la vidéo de la sélection d’une dubplate de Brainless meets Cultural Youths ici :

 

 

► Regardez toutes les vidéos de cette fin de session sur le compte youtube de Luc As ici :