Florent Nyabin : « À Paris, je trouve que les sound systems se respectent et sont solidaires »

SOUND SYSTEM INTERVIEW. Membre du Nyabin sound system et à la tête du label VibesCreator depuis dix ans, Flo nous en dit plus sur ses diverses activités musicales : production et pressage de vinyles, organisation de sessions ou encore projet d’ouverture d’un lieu culturel… De Rouen à Paris, le regard avisé sur la scène sound d’un passionné de reggae, actif depuis près de 20 ans.

Florent, Nyabin sound system. Photo : Victor Claure.

Musical Echoes : Salut Flo, merci pour ta disponibilité. Commençons par l’actualité la plus chaude : il y a pas mal de nouvelles releases dans les bacs pour les labels de Nyabin avec notamment le troisième disque anniversaire de VibesCreator… Quelle est l’idée de cette série anniversaire en trois parties ?

« Blessings » / « Clean up », le 3e volet de la série anniversaire « Dubplate Pressure » du label VibesCreator, a été composé par Simon Nyabinghi.

Florent Nyabin : Salut Manu, merci pour ton intérêt. L’idée de ce label, créé en 2009 quand j’habitais encore à Londres, est de présenter sous forme de single 45T les productions des artistes et producteurs que j’aime sélecter en session avec Nyabin. Jusqu’alors, j’avais produit uniquement des vocaux avec une part dub en face b de 7 pouces.

Pour les 10 ans du label, j’ai pensé me concentrer sur des productions strictement instrumentales, souvent plus brutes, c’est-à-dire qui correspondent au type des « dubplates » qu’on joue aussi beaucoup en fin de sessions. En utilisant le format 12 pouces, non seulement la qualité est améliorée mais je peux aussi mettre 2 tracks par face, chaque disque étant concentré sur un producteur spécifique.

M.E. : Que ce dernier volet soit consacré à des productions de Simon Nyabinghi, c’est volontaire j’imagine ? Un clin d’œil à votre histoire musicale commune ?

F. : Oui absolument. Simon a quitté Nyabin depuis deux ans et il fait maintenant une carrière solo sous le nom de Simon Nyabinghi avec son label All Nations Records. Bien sûr, vu qu’on est avant tout pote depuis plus de 20 ans, je continue à travailler avec lui à la fois sur des mixs ou du mastering par exemple.

Sur ce dernier volet, ce sont deux de ces compositions de 2015 que j’adorais. Le premier morceau « Blessings » était resté à l’état de démo et Simon a finalement accepté de le mixer en 2019 sur son nouveau set up numérique. Le deuxième « Clean up » avait été mixé en analogique à l’époque et je le jouais déjà beaucoup en session en format polyvinyle.

Simon (à gauche) et Flo, lors du premier 93 Dub Club à Bobigny, le 25 mars 2017. Photo : Thomas Planchais.

M.E. : Peux-tu nous présenter les autres artistes qu’on retrouve sur cette série, Mu et Echo Gardener ? Qui sont ces compositeurs ?

F. : Mu est un compositeur breton de talent. J’ai découvert ses premières démos sur le site talawa.fr et j’ai été marqué par sa facilité à trouver de belles mélodies et de beaux arrangements. Petit à petit, l’idée est venue de faire mixer mes morceaux préférés par Simon, et les retours en session étaient très bons. On s’est rencontrés pour la première fois à Belle-Île-en-Mer pour le festival Island Dub Station. Ce soir-là, on partageait le line-up avec Roots Atao, et Goldie Locks a joué quelques productions à la fois brutes et originales qui m’ont marqué lors de la balance. Il se trouvait que c’étaient des productions de Echo Gardener que je ne connaissais pas. On a rapidement pris contact et sympathisé. Originaire de Lille et inspiré par l’école du Maquis Chalice, il est désormais installé à Rennes. Dans ses productions, j’aime retrouver des mélodies brutes et des arrangements sans concession, notamment avec sa maîtrise des synthés que beaucoup de gens de la génération 80 comme moi apprécient tel un retour aux sources.

M.E. : Peux-tu nous rappeler brièvement l’histoire de Nyabin sound system ? Quand et où a-t-il été créé ? Te souviens-tu de vos premières sessions, c’était où et comment se déroulaient-elles ?

F. : Nyabin a été créé par Simon vers 2003 lorsqu’il habitait à Saint-Denis de la Réunion. Il faisait des petites sessions sound system et une émission de radio là-bas. À cette époque et depuis la fin des années 90, on était déjà toute une bande de potes d’enfance à fond dans le reggae et on organisait des sessions sous le nom BLI à Rouen dans des petits bars. On envoyait des mixs sur cassettes à Simon parce qu’il n’avait pas accès aux nouveautés là-bas et nous à Rouen, on avait notamment le shop Baggariddim qui commençait à stocker aussi les premières références UK qu’on adorait.

Au retour de Simon en France, il a monté le studio Nyabin à Paris. De mon côté, je suis parti en Angleterre de 2005 à 2010 et on travaillait toujours ensemble à distance sur des projets. Finalement, j’ai rejoint officiellement Simon en 2009 et nos premières sessions étaient avec nos potes Revelation Hi Fi à Paris, Chalice au Maquis à Lille ou encore Jah Garden dans les « Dub Sèvres ». À mon retour en France en 2010 on a construit la sono et commençait à tourner un peu partout.

M.E. : Il serait sans doute plus à même d’y répondre, mais pourquoi et quand Simon a-t-il quitté Nyabin sound system et créé son propre label All Nations Records ?

F. : Simon a quitté Nyabin en 2017 à la naissance de son deuxième enfant. Tu pourras lui demander de confirmer, mais la vie de famille n’est pas toujours compatible avec l’énorme investissement en temps et en argent nécessaire pour maintenir un sound system au top. Il s’est installé en campagne normande et continue naturellement à faire de la musique ce qu’il a amené à créer son propre label All Nations pour raconter une nouvelle histoire.

Le premier 45T sorti par le nouveau label All Nations Records avec Youthie en face A.

M.E. : Qui compose aujourd’hui le Nyabin sound system ?

F. : Aujourd’hui, Nyabin c’est Tom (Chouette) qui nous avait rejoint en 2016 et moi. Bien entendu, rien ne serait possible sans la précieuse aide de celles et ceux qui nous accompagnent au fil du temps et de leurs disponibilités dont notamment Victor et Cédric et à qui je profite pour faire un énorme big up !

« On essaie toujours de garder le côté roots, soit dans les mélodies, les subtilités du rythme, les vocaux ou encore les compléments analogiques. »

M.E. : Comment définirais-tu l’identité musicale de Nyabin. Fais-tu une différence entre la musique de vos productions et celle que vous jouez en session ?

F. : Difficile à dire. Il fut une époque où on appelait Nyabin, « the digital roots ambassadors » et ça nous correspond pas mal. Nos productions sont résolument modernes et digitales et le plus souvent stepper, mais on essaie toujours de garder le côté roots, soit dans les mélodies, les subtilités du rythme, les vocaux ou encore les compléments analogiques.

En session, on aime jouer une grande variété de reggae. On joue évidemment du roots fondation mais aussi beaucoup de new-roots jamaïcain ou anglais, et bien sûr, du stepper dont nos propres productions.

M.E. : Faisons un point sur les différents labels : VibesCreator fête donc ces 10 ans, Chouette Records vient de sortir un nouveau vinyle avec Sandeeno… Cette tune dormait-elle depuis longtemps dans les cartons ? Cela fait-il bizarre de la sortir à titre posthume alors que le chanteur Sandeeno est mort depuis un an ?

F. : Oui Tom a récemment sorti son 4ème maxi sur Chouette en même temps que mon dernier Vibescreator. Dès ses débuts en 2015, Tom a travaillé avec Dougie Conscious et les artistes qui lui sont proches comme Sandeeno ou encore Danny Red.

Ce titre « Oh jah » (écoutez ici) a été enregistré parmi une flopée d’autres entre 2017 et 2018 qui auraient dû voir le jour sous la forme d’un album. C’était une grande tristesse de voir ce très grand monsieur emporté par la maladie, et nous le voyons comme un honneur et un hommage de sortir ce titre maintenant. Il pourrait y en avoir d’autres à venir d’ailleurs.

Le dernier vinyle du label Chouette Records avec feu Sandeeno et le chanteur Saah Karim.

M.E. : Un mot sur le chanteur Saah Kaarim qui chante sur l’autre face ?

F. : Saah Karim est un chanteur sénégambien de talent. Il a une culture familiale de griot qui rend sont travail d’écriture et de restitution tout à fait naturel et instinctif. Sa voix particulière tranche les riddims à l’aide de ses mélodies et de ses textes militants. C’est avec l’aide de notre ami Fab du label Amoul Bayi qu’on a pu enregistrer Saah sur ce titre à Dakar, et le travail continue pour les prochains.

M.E. : Quant au label Tablet Records, il est pour l’instant en sommeil ?

F. : Oui tu es bien renseigné ! Je sais que ce n’’est pas toujours évident pour ceux qui ne nous connaissent pas d’associer Nyabin avec nos différents labels affiliés.

On a créé Tablet avec Simon en 2009 pour sortir les productions du studio Nyabin. À l’époque, Simon produisait déjà avec Far East sur le label Digital Rockers et on voulait un label rattaché directement à lui et moi pour Nyabin. Désormais, suite au départ de Simon, il n’y a plus vraiment de sens à continuer mais sait-on jamais. On a une tonne de titres unreleased dédiés à ce label…

M.E. : Quel était l’intérêt à l’époque pour vous d’avoir plusieurs labels différents : distinguer les productions et les producteurs ?

F. : Oui ça permet de raconter différentes histoires en fonction des producteurs et artistes impliqués. Au niveau des productions en tant que telles, on va toujours rester dans la même veine digital roots décrites plus haut, mais les projets différents principalement selon les personnes responsables de la production exécutive.

Une production de Tablet Records.

M.E. : Sur ce point, profitons-en pour en savoir un peu plus sur l’activité de producteur. Combien de copies presses-tu par vinyle ? Où le fais-tu faire et quels sont les délais de pressage actuellement en moyenne ?

F. : Je presse le plus possible de copies en fonction du budget et du format pour réduire un maximum les coûts de productions et donc le prix de vente final. En général, je fais 1000 exemplaires pour les 7 pouces et entre 500 et 800 pour les 12 pouces qui restent plus chers à l’achat.

Si les morceaux marchent bien et que le budget est là, on ne s’interdit jamais de represser quand ce n’est pas des éditions limitées comme la récente série anniversaire sur Vibescreator. Au début, j’ai travaillé avec Dougie (Conscious Sounds NDLR), et Jah Tubby’s en Angleterre mais maintenant je fais systématiquement la laque chez MB Mastering à Paris et le pressage chez MPO en Mayenne. Il y a eu une période récente où on pouvait avoir des délais de 3 mois car toutes les majeures rééditaient leurs catalogues mais maintenant la moyenne c’est tourne autour de 6 à 8 semaines comme avant.

Flo et Tom Chouette, lors du 2e 93 Dub Club à Bobigny. Photo : Lucos.

M.E. : Au niveau économique, soyons concrets, par exemple sur un 12 pouces vendu 10 € ou 12 € en shop, quelle somme revient au producteur, quelle somme va au label et pour le shop qui le vend ? D’autres frais sont-ils à prévoir outre la distribution quand on fabrique un vinyle par ses propres moyens ?

F. : C’est dur à dire car il y a des frais variables, essentiellement les artistes qui peuvent être plusieurs ou pas et demander des sommes allant du simple au double voir plus…

Globalement, sur nos projets disons qu’un 12 pouces va revenir à 3 ou 4 euros tout compris (artistes, studio, press, distribution, etc..) dont peut-être 50 à 75% pour la fabrication en tant que telle (laque, presse). Ensuite, on souhaite que les shops physiques puissent continuer à doubler le prix d’achat distributeur en moyenne, donc je calcule mon prix de vente en fonction sachant qu’une bonne partie du stock part directement vers les distributeurs. L’objectif est qu’il soit le moins cher possible dans les shops. Si le morceau marche suffisamment, on récupère notre investissement, voir on arrive à faire quelques centaines d’euros de bénéfices ou alors, il s’est valorisé en tant que stock.

« L’intérêt est aussi de cumuler la production et le sound system pour s’y retrouver : investir dans des productions permet d’avoir une sélection unique et renouvelée, de faire parler du sound à travers les labels… »

M.E. : On parle souvent d’artisanat dans la production / distribution de vinyles reggae/dub, c’est un procédé avec pas mal d’étapes… N’est-ce pas parfois décourageant ?

F. : Découragent non car on fait ça avec passion mais il faut être persévérant. Pour moi la clé c’est déjà de choisir les bons morceaux pour ne pas lasser et aussi maintenir de bonnes relations dans la durée avec toutes les parties impliquées, notamment au cas-où une étape du processus coince. Comme ça on arrive plus facilement à résoudre le problème.

M.E. : Les bénéfices sont assez mesurés au final ? Arrive-t-il que vous perdiez de l’argent ?

F. : Heureusement, on ne perd pas trop d’argent sur le long terme parce que même si un morceau marche moins bien, c’est équilibré avec ceux qui marchent mieux et le stock restant fini par être valorisé d’une manière ou d’une autre. Mais les bénéfices sont toujours très mesurés comme tu dis.

L’important c’est de pouvoir continuer à travailler, c’est-à-dire investir dans plusieurs projets à la fois, dont certains aboutissent seulement plusieurs années après voire jamais. L’intérêt est aussi de cumuler la production et le sound system pour s’y retrouver : investir dans des productions permet d’avoir une sélection unique et renouvelée, de faire parler du sound à travers les labels…

M.E. : Évoquons désormais l’activité du sound system ? Quand l’avez-vous sorti pour la toute première fois ?

F. : Comme dit plus haut, on a construit la sono en 2010 et la première vraie session, c’était en février 2011 au skate park de Rouen (76). Ensuite on a continué à organiser nos soirées à Rouen, et la première fois en dehors de Rouen c’était à Toulouse l’été suivant à l’invitation de I-Station, big up everytime !

M.E. : Et votre dernière session avec le sound ?

F. : La dernière fois qu’on a sorti la sono c’était pour la soirée Dub Power #2 à Achères (78) en septembre pour une rencontre entre trois sound systems de la région parisienne : Jesus Dread qui organisait, Stepper Allianz et nous, Nyabin.
On avait chacun 4 basses mais les systèmes sont très différents donc en plus d’être une bonne soirée sur le plan musical et amical, c’était une belle rencontre d’un point de vue technique.

M.E. :  Pour ceux qui ne l’ont pas entendu et vu récemment, peux-tu nous rappeler brièvement de quel matériel est-il fait ?

F. : La configuration de base est la même depuis de le début. C’est un système 3 voies, qu’on a voulu le plus basique possible aussi bien dans sa conception que pour des questions pratiques (transports, variabilité, etc.).

Donc le cœur c’est le preamp, d’abord JTS puis maintenant JB. Chaque voie alimente un même type d’enceintes et de haut-parleurs (scoops PD186 pour les basses, bass reflex BEYMA 15MI100 pour les médiums, et Eminence APT80 pour les tops), et on ajuste les amplis JTS, CROWN et QSC en fonction du nombre de caissons à alimenter. Ensuite effets en tout genre, micro, platine vinyle et CD.

M.E. : Souvent les soundmen nous disent qu’un sound system n’est jamais réellement achevé, aussi satisfaisant sonne-t-il et soit-il. Partages-tu cette opinion ?

F. : Non pas vraiment. Effectivement on peut toujours améliorer la sono que ce soit dans les détails ou en profondeur mais pour ma part, je trouve la nôtre satisfaisante en l’état.

M.E. : Si tu le pouvais, quelles améliorations techniques voudrais-tu apporter à ton sound system ?

F. : Ce seraient des améliorations liées aux effets. Par exemple, je cherche depuis pas mal de temps un bon multi-effets en rack, mais je n’ai pas encore trouvé mon bonheur. Il faut aussi que je fasse un peu d’ergonomie, mais sur le son en lui-même, on est bon. Si ça devait évoluer, ce serait pour agrandir l’ensemble jusqu’à 8 bass (on est à 6 aujourd’hui) ou alors pour tout changer et faire un nouveau projet de A à Z.

Une partie de la sono (4 bass sur 6) de Nyabin, ici au Tétris du Havre, lors de la session Rub X Dub #4 avec Mankind Hi-Fi.

« C’est de moins en moins compliqué de faire venir du monde au-delà du périphérique. »

M.E. : Vous avez organisé quelques belles sessions à Bobigny, sous le nom « 93 Dub Club », pourquoi se sont-elles arrêtées ?

F. : Oui on a organisé 3 sessions « 93 Dub Club » entre 2017 et 2018 au Canal 93 de Bobigny(93) avec Danny Red et Dougie Conscious, puis Mafia & Fluxy et Aba-Ariginals, et enfin Roberto Sanchez featuring Benjamin, et Blackboard Jungle. On avait agrandi la sono pour l’occasion et tout se passait très bien avec les équipes du Canal 93 mais malheureusement, l’équipe dirigeante a été modifiée par les élus locaux et a proposé un projet culturel complètement différent. À ma connaissance, ils ne font plus aucun concert là-bas.

Florent, Simon, Tom (Chouette Records) et Dougie (Conscious Sounds) lors du la première édition du 93 Dub Club, à Bobigny. Photo : Thomas Planchais.

M.E. : C’est un lieu commun de le dire, mais à Paris, les places sont chères et les endroits qui acceptent les sound systems sont finalement assez peu nombreux et parfois , ce sont des « chasses gardées » des sounds « résidants ». Quel est ton regard là-dessus en tant qu’organisateur de soirée ?

F. : Oui ceux qui ont des résidences cherchent à les conserver, c’est normal et ce n’est pas limité à notre scène ! Quand on faisait les 93 Dub Club, l’équipe m’avait dit avoir reçu une tonne de demande après nos premières soirées. Heureusement, ils ont été fidèles au projet que l’on construisait ensemble et ils ont conservé nos créneaux. Pour moi, ça prouve qu’il y a toujours de bons lieux à découvrir. D’autant que c’est de moins en moins compliqué de faire venir du monde au-delà du périphérique. Et pour revenir à notre scène à Paris, je trouve que les sounds se respectent et sont solidaires donc j’ai bon espoir d’organiser des soirées dans des nouveaux lieux à terme, seul ou en collaboration avec d’autres crews.

M.E. : J’imagine que tu aimerais avoir un endroit fixe où jouer de façon régulière?  Ou pas forcément…?

F. : Bien oui j’adorerais. J’ai toujours voulu gérer un lieu culturel depuis que j’ai organisé mes premières soirées. Mais le truc principal qui me manque, c’est le temps ! C’est un vrai projet professionnel à monter et pour l’instant, ce n’est pas encore à l’ordre du jour.

M.E. : Le sound system et la production sont une passion pour toi j’imagine. Mais as-tu imaginé un jour que tu pourrais en vivre, comme le font quelques rares sound systems / labels français ? N’est-ce pas chronophage comme activité quand on travaille à temps plein à côté comme tu le fais ?

F. : Oui je travaille à plein-temps à côté dans le secteur du bâtiment. C’est d’ailleurs en partie grâce à ça que je peux mener à bien mes projets musicaux qui nécessitent toujours de l’investissement. J’ai toujours pensé les choses dans ce sens et je me discipline pour que mon boulot ne m’empêche pas de consacrer du temps à mes projets, et non l’inverse ! Un jour peut-être quand mes enfants seront plus grands, je me lancerais dans l’aventure full time à travers surtout l’ouverture d’un lieu culturel mais seul l’avenir nous le dira ! ♦

Propos recueillis par Emmanuel « Blender ».

Nyabin sound system in session ! Photo : Lucos.


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Écoutez une sélection dub de Nyabin pour Musical Echoes ici :